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Le plaisir de rompre et Le pain de ménage

Du 6/10 au 20/11/16

Comédies de Jules Renard

90 min

Résumé

Dans « Le plaisir de rompre » Maurice et Blanche se retrouvent dans l’intention réciproque de rompre leur liaison amoureuse. Ils s’apprêtent à se marier chacun de leur côté et tous deux semblent accepter cette rupture de bon gré, comme si elle était la chose la plus naturelle du monde. Quelle place occuperont-ils désormais dans le cœur de leur ex-partenaire ? Ne se laisseraient-ils pas aller une dernière fois au plaisir charnel ? Quels sous-entendus se cachent derrière une conversation d’apparence badine? La rupture est-elle aussi consentie que les deux amants l’affirment ?

 

Dans « Le pain de ménage », Pierre et Marthe sont amants : si pas encore dans leur corps, du moins dans leur conversation. Curieusement, ils pensent le plus grand bien de leur conjoint officiel dont ils parlent abondamment. Accepteraient-ils que ce dernier les trompe ? Que cherchent-ils l’un chez l’autre qu’ils ne trouvent pas sous le domicile conjugal ? Et s’ils se décidaient à « sauter le pas » ?

 

 

 

« Je n’ai aucune envie de tromper Alfred et, pourtant, je serais désolée d’avoir la certitude de ne jamais le tromper. »

« Oh ! flirter, ce mot-là m’énerve. Flirt ! Flirt ! C’est crispant comme une automobile sous pression. Laissez donc aux anglais leur petit bout de mot. Qu’ils aient au moins ça en Angleterre ! »

« Après 12 ans de ménage, je ne peux pas, moi qui aime tant ça, moi qui suis né exprès pour ça, filer à ses pieds des phrases d’amour. Ce serait du gaspillage. »

« -Et, cher adorateur, comme récompense, qu’exigeriez-vous ?

- Rien.

- Si peu ?

-Une femme adorée ainsi accorde tout sans qu’on l’exige.

-Nous y voilà aux réalités. »

Ces pièces sont des trésors d’élégance. Derrière un ton léger et badin se cachent de puissants sous-entendus et des désirs irrésistibles. Sans avoir l’air d’y toucher, chacun fait ce qu’il peut pour faire monter la sève chez l’autre.

La belle époque agit comme un miroir déformant sur nos habitudes d’aujourd’hui alors que nous nous questionnons sur la place de l’homme et de la femme au sein du couple, sur la nécessité ou non de se marier, sur la place de l’argent dans le mariage, sur les tabous et interdits comme l’adultère, l’union-libre, la pudeur.

Aujourd’hui, tout va plus vite, tout est plus court, plus direct « sans chichi », les mœurs sont plus libres. Pourtant, sous leur corset, ces personnages de la fin du XIXème siècle n’ont pas grande chose à nous envier en matière de plaisir et de liberté. Ils nous renvoient aux contradictions avec lesquelles nous sommes au « corps à corps », comme celle de vouloir concilier la passion et la fidélité dans la durée avec une vie familiale, confortable et sécurisante.

L’imagination, loin de nous détacher de la réalité, nous permet de vivre plus intensément. Et la vie est un jeu exaltant où le meilleur et le pire se ressemblent étonnamment.

Un spectacle qui se vit comme l’on déguste le champagne : gai, frais, nerveux et pétillant.

Equipe Artistique

Jules Renard (1864-1910)

Le succès lui est venu avec « l’Ecornifleur » (joué au Théâtre de la Valette en 2013). Auteur d’une quinzaine de romans parmi lesquels « Histoires naturelles »« Bucoliques »« Les cloportes » et d’une poignée de pièces de théâtre, il est élu à la Société des Gens de Lettres en 1894, nomméChevalier de la Légion d’Honneur en 1900 et élu membre de l’Académie Goncourt en 1907.

De 1904 à sa mort, il fut aussi maire de Chitry.

Vincent Dussaiwoir

Après avoir décroché un premier prix d’art dramatique et de déclamation au Conservatoire Royal de BruxellesVincent Dussaiwoir a poursuivi son cursus par une licence puis un doctorat au Centre d’Etudes Théâtrales de l’UCL.

Metteur en scène, adaptateur et comédien, il a collaboré à la réalisation de près de 150 pièces de théâtre en Belgique. Doubleur à ses heures, formateur, il a entre autre enseigné l’histoire de l’art à l’Université de Paris Est Marne-la-Vallée.

Delphine Charlier

Depuis « Frankie and Johny in the clair de lune » (1999) et « Le tour d’écrou » (2001),Delphine Charlier a régulièrement joué au Théâtre de La Valette. Au cours de la saison écoulée, on a pu la voir dans « Trahisons » de Pinter et dans « La vérité » de Zeller.

Elle nous avait offert une interprétation très humaine de « Shirley Valentine » de Russel en 2014.

Delphine Charlier a aussi participé à plusieurs spectacles d’été à Villers-la-Ville (« Le Bossu »,« Milady »« La Reine Margot »…).

Laurent Renard

A sa sortie du Conservatoire Royal de Bruxelles en 1993, Laurent Renard a principalement joué àL’XL Théâtre sous la direction de Bernard Damien (« L’Opéra des Gueux », « Lysistrata », « Journal d’une femme de chambre »,…)

Au Théâtre de la Valette, on l’a découvert dans « Au bout du désert » de Xavier Percy (2014) puis dans « Albert, 12h de grâce » où tout le monde l’a pris pour un acteur flamand, tant son accent sonnait vrai ! Récemment, il a joué l’amant dans « Trahisons » de Pinter (2016).

En 2009, il a mis en scène « Etat de couples », spectacle qui multiplie les tournées depuis sa création.

Cet été, vous pourrez le voir dans le spectacle d’été de la Compagnie des Galeries - « Peau de Vache » de Barillet etGrédy, et pour les fêtes, vous pourrez l’applaudir dans « Nina » d’André Roussin à la Comédie Claude Volter.

Laurent Renard est aussi un jouteur expérimenté de la Ligue d’Impro.

photos

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Représentations

Jeudi à 20h30

  • 06/10
  • 13/10
  • 20/10
  • 10/11
  • 17/11

Vendredi à 20h30

  • 07/10
  • 14/10
  • 21/10
  • 11/11
  • 18/11

Samedi à 20h30

  • 08/10
  • 15/10
  • 22/10
  • 12/11
  • 19/11

Dimanche à 18h00
Attention ! Dimanche 23/10 à 16h00

  • 09/10
  • 16/10
  • 23/10
  • 13/11
  • 20/11