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La vie sinon rien

Du 16/2 au 26/3/17

Comédie dramatique d’Antoine Rault

min

Résumé

Un jour, sans autre préavis qu’un peu de fatigue, vous apprenez que vous êtes atteint d’une maladie « rare ». Le choc est rude, les mots font peur, les conséquences à venir demeurent floues. Le désespoir voisine avec la rage contre l’injustice.

Commence alors le long défilé des visites chez les médecins et des examens médicaux. Ceux-ci se ressemblent dans la forme : froids, cliniques, impersonnels mais pas toujours dans le fond. Quel médecin croire ? Qui dit la vérité ? Enfin, le couperet tombe : il vous reste 18 mois à vivre… maximum.

Autour de vous tout le monde change : qui est le mieux placé pour vous aider quand les médecins sont impuissants ? Les autres malades ? La famille ? Les amis ? Les gens les mieux intentionnés sont parfois les plus maladroits. Il semble qu’entre ceux qui font preuve d’une compassion exacerbée, ceux qui donnent de « bons conseils », ceux qui se forcent à sourire pour vous redonner le moral, ceux qui ne changent rien, il n’y ait aucune attitude qui soit bonne.

« Je suis mort ce matin à 5h40. Je suis encore chaud, enfin tiède. En voie de refroidissement rapide. D’ailleurs, on ne va pas tarder à me surgeler. On est peu de chose quand même. »

 

« -On va vous soigner mais faut de la volonté. Le moral, ça compte au moins pour cinquante pour cent.

-Si ça compte pour cinquante pour cent, c’est dire l’efficacité des traitements »

 

« Fini les emmerdes et les angoisses métaphysiques ! Les tracas du quotidien, les impôts, le temps perdu dans les embouteillages, le réchauffement de la planète, l’autre qui pète au lit, le déjeuner de famille obligatoire, la fraise du dentiste, l’absurdité de la vie. Fini pour moi ! Salut les gars et vive la liberté, la vraie ! La définitive ! Bye bye ! C’est plutôt agréable comme idée, non ? »

 

« Avant ma femme me reprochait de ne pas m’intéresser à elle, à son travail, à ce qu’elle me racontait. Maintenant, elle ne me reproche plus rien. C’est peut-être pire dans le fond. »

La pièce traite d’un sujet difficile et réussit l’exploit de donner de l’énergie au spectateur au lieu de lui en prendre. Le narrateur a tant d’humour qu’il n’aurait pas assez de trois vies pour en épuiser tout le suc ! Il rend humain ce qui ne l’est pas : l’annonce brutale d’une mort imminente à quelqu’un qui devrait avoir encore beaucoup à vivre.

Si le narrateur nous touche autant, c’est parce qu’il est un époux et un père comme il en existe tant d’aujourd’hui : la vie moderne le pousse à une perpétuelle course stressante, son couple avance sur une patte et ses relations avec ses enfants adolescents sont difficiles. 
C’est aussi parce qu’il parle très simplement de ses émotions. Son ton léger et incisif, sa sincérité désarmante, son bon sens populaire et sa personnalité d’ours mal léché nous font oublier que cette histoire n’arrive pas à nous, mais à lui. 
C’est encore, parce qu’il passe en revue tous les aspects intérieurs et extérieurs de sa vie qui sont impactés par la nouvelle : douleurs physiques, inquiétudes, prises de conscience, remise en cause de sa vision de la vie et, surtout, changements d’attitude de tous ceux qu’ils rencontrent désormais.
C’est enfin parce qu’il a la « rage de vivre » et que cette rage est communicative.

La pièce fut créée en février aux Gémeaux par Bruno Abraham Kremer qui notamment transporté son spectacle enSuisse, au Luxembourg et en BelgiqueXavier Percy a lui-même mis en scène Eric Decarpentrie dans cette pièce avant de décider de s’y attaquer « de l’intérieur ».

Equipe Artistique

Antoine Rault (né en 1965)

Ce conseiller en communication du monde industriel et politique se met à l’écriture dès sa sortie de Science-Pô. Il sera rapidement joué à la Comédie de Paris (« La Première tête ») puis primé à plusieurs reprises et prisé par différents acteurs de renom. « Le caïman », cinq nominations aux Molières et Grand prix de l’Académie française en 2006 est interprété, entre autre, par Claude Rich, qui sera aussi séduit par « Le Diable Rouge » en 2008.

En 2015, « Le système », pièce sur les coulisses du pouvoir et de la finance à la mort du Roi Soleil, mis en scène par Didier long au Théâtre Antoine, sera entre autre interprété par Lorant Deutsch etStéphane Guillon et nommé trois fois aux Molières 2015.

Léonil Mc Cormick

Fondateur du Théâtre de la Valette et du Marché du théâtreLéonil Mc Cormick a commencé sa carrière artistique au début des années 70. Il a rapidement enchaîné les saisons au Rideau de Bruxelles, au Théâtre Royal du Parc, au Théâtre Royal des Galeries où il marque le rôle d’Albert dans« Le mariage de Mademoiselle Beulemans » (1978) et aussi au Théâtre National où il crée « Silence en coulisses » de Frayn (1983).

Après s’être retiré de la scène, il ouvre un magasin, puis un bar à Waterloo et, enfin, un restaurant à Ittre. C’est à la suite d’une conversation bien arrosée qu’il y crée la première pièce avec son partenaire et ami Jacques Lippe, «Connaissez-vous la voie lactée?» de Karl Wittlinger qui donnera naissance au Théâtre de la Valette.

Depuis, Léonil a exporté son théâtre partout dans le monde : les pièces « Gustave et Alexandre » de Jean-François Viot et « Et puis…Bastogne » qu’il a coécrit avec Jean-Pierre Gallet ont tourné aux Etats-Unis ; « Les lettres de mon Moulin » ont été représentées à Eyguières pour le centenaire de la mort de Daudet ; la pièce « Seul à Waterloo, Seul à Saint-Hélène » de Paul Emond a été jouée devant la famille Régnier à Monaco.

Léonil a aussi attiré des metteurs en scène de classe internationale à Ittre : Adrian Brine, Frank Dunlop, Paul Bénédict, etc.

Récemment, il a mis en scène et co-écrit avec son complice Jean-Pierre Gallet « Albert, 12 heures de grâce » qui a été représentée à la Chambre le 3 août 2014.

Il a aussi marqué le public par son interprétation de pièces historiques « Le souper » de Briseville (2006) aux côtés deJean-Marie Pétiniot et « Diplomatie » de Cyril Gély (2016) avec Jean-Claude Frison.

Xavier Percy

Auteur et metteur en scène de « Au bout du désert » présenté en 2014 au Théâtre de la Valette,Xavier Percy a joué dans « Albert, 21h de grâce » (2014) du duo Mc Cormick-Gallet et dans« Trahisons » de Pinter (2016).

Jouteur puis arbitre à la ligue d’Impro, son énergie galopante l’a conduit à incarner une panoplie incroyable de personnages dans le mythique « Tour du monde en 80 jours » (2011), adapté et mis en scène par Thierry Debroux au Théâtre Royal du Parc.

C’est dans doute cette virtuosité qui en fait un bon doubleur de films et dessins animés et un excellent directeur de plateau de doublage.

Prochainement, vous le verrez encore dans « Bonté divine » de Lenoir-Colla.

Représentations

Jeudi à 20h30

  • 16/02
  • 23/02
  • 09/03
  • 16/03
  • 23/03

Vendredi à 20h30

  • 17/02
  • 24/02
  • 10/03
  • 17/03
  • 24/03

Samedi à 20h30

  • 18/02
  • 25/02
  • 11/03
  • 18/03
  • 25/03

Dimanche à 18h00
Attention ! Dimanche 12/3 à 16h00

  • 19/02
  • 26/02
  • 12/03
  • 19/03
  • 26/03