SPECTACLE N°1

 

Titre :

SYLVIA

Auteur :

A.R. Gurney

Adaptation :

Anne Tognetti & Claude Baignères

Genre :

Comédie

Dates des représentations :

du 9 septembre au 3 octobre 2010

Comédiens :

Bénédicte Philippon, Mychael Parys, Martine Vlaemynck, Léonil Mc Cormick

Mise en scène :

Gérard Vivane

 

A propos de la pièce :

 

Le théâtre est truffé de mémorables scènes d’amour, mais celle qui ouvre la pièce « Sylvia » fera date.

Greg, un homme d’âge moyen et de classe moyenne, rejoint son appartement de Manhattan accompagné de la belle Sylvia qui lui voue un amour total qui se résume en une réplique : « Tu es dieu pour moi. » Quel homme pourrait y résister ? Un problème cependant, Sylvia est de race canine, une petite chienne recueillie dans un parc. Oubliez  Lassie, Rin-tin-tin ou Benji, Sylvia est vive et mutine, impertinente et sexy, décoiffée et négligée. Là tout est presque dit sauf que Greg est marié et que la présence de Sylvia va irriter au plus haut point son épouse Kate poussant le couple au bord de la crise de nerf.

Une comédie surprenante où l’homme le dispute à la bête quand celle-ci bouscule une vie bien établie. Tenons-nous en là et rions un bon coup en ne perdant pas de vue que le monde est peuplé de « Sylvia » et que les parcs publics peuvent devenir le lieu de départ d’une telle aventure.... Wouah !

 

L’auteur :

 

Albert Ramsdell Gurney (Pete) appartient à l'époque et au milieu "WASP". Né en 1930 dans une famille de la haute société de Buffalo (Etat de New York), il fut d'abord élève à Saint-Paul (école privée pour garçons), puis fit ensuite ses études au Williams College où il obtint une licence ès lettres en 1952.

Officier dans la marine américaine pendant la guerre en Corée, il écrivit des spectacles pour divertir les soldats. A son retour, en 1955, il intégra la prestigieuse Yale School of Drama où il obtint son diplôme d'Art Dramatique.

Il devint ensuite enseignant en Latin et Anglais au Massachusetts Institute of Technology, et romancier. Bien qu'il écrivit des pièces pendant les années 50, 60, et 70, son talent ne fut enfin reconnu qu'en 1982 avec le succès de The Dining Room, dont 552 représentations furent données à New York.

Depuis, ses nombreux succès incluent The Perfect Party et Another Antigone en 1988, The Cocktail Hour et surtout Love Letters en 1989, puis Sweet Sue, Sylvia, Overtime, Later Life, Labor Day,  Far East et Ancestral Voices.

 

A. R. Gurney Jr est devenu le chroniqueur des dilemmes et des délires, des espoirs et des illusions de la classe moyenne américaine. Ses pièces sont régulièrement jouées sur les grandes scènes des Etats-Unis et il a reçu de nombreux prix et distinctions dans son pays.

 

En 2006, Gurney fut élu membre de l'Académie Américaine des Arts et Lettres.

 

SPECTACLE N°2

   

Titre :

LES VEUFS

Auteur :

Louis Calaferte

Genre :

Comédie

Dates des représentations :

Du 21 octobre au 14 novembre 2010

Comédiens :

Viviane Collet, Gérard Duquet

Mise en scène :

Léonil Mc Cormick

 

A propos de la pièce :

 

Du Calaferte pur jus ! L’histoire d’abord. Une veuve et un veuf se croisent un jour au détour des allées du cimetière où ils se rendent quotidiennement afin de conserver intact les souvenir de leurs chers disparus. Ainsi ils évoquent leurs qualités, mais aussi leurs défauts... et ils en avaient, l’entretien des tombes, leurs emplacements, ombre ou soleil... sans oublier l’apitoiement sur eux-mêmes.

Calaferte excelle dans cet exercice de style. Dans le genre : « La mort cela ne devrait pas exister », « La douleur n’a pas de sexe » ou « Dans la vie ce qui ne va pas c’est la mort ». On se régale de ces dialogues au ras du sol, plus vrais que nature, de ces répliques qui échappent, non surveillées, de ces automatismes du langage, de ces conversations décousues aux limites de l’absurde et qui donnent le rythme et la cadence comme pour neutraliser le vide du quotidien.

L’effet est garanti. On ne s’ennuie pas avec Calaferte. Au contraire. Du sourire au rire, il n’y a qu’un pas que l’auteur nous fait franchir allègrement. Les vivants ne s’en plaindront pas !

 

L’auteur :

 

Né le 14 juillet 1928 en Italie, Louis Calaferte passe son enfance aux environs de Lyon. Il décide de devenir écrivain à 13 ans et publie son premier livre en 1952. Ecrivain mal connu, il est pourtant l’auteur d’une œuvre majeure comprenant des récits, des poèmes, des nouvelles, des essais, des carnets et des pièces de théâtre. Il reçoit le prix Ibsen en 1978 et en 1992, le grand prix national des lettres. Il meurt le 2 mai 1994…

 

Sa rencontre avec la littérature tient de la collision frontale sur autoroute. « Je m’enfouissais sous le texte, comme une taupe…J’ai aimé les écrivains. Tous les écrivains. D’un amour de béatitude. Ses auteurs pairs se nomment Kafka, Musil, Canetti, Rilke, Léautaud, Joubert. La langue, toujours travaillée au corps pour que chaque mot dégorge tout son sens, condense, infuse, puis mitraille, implose ». La force irradiante de Calaferte aux colères légendaires, cette voix libertaire aussi intransigeante que généreuse n’a plus guère d’équivalent. Il publie son premier roman Requiem des innocents en 1952.

Septentrion, son maître–livre, magistral météorite, fut condamné en 1963 en raison de son caractère pornographique à ne paraître que hors commerce, et ne fut réédité que vingt ans plus tard. Les trois grandes affaires de son existence ont été Dieu, l’esthétisme et les femmes. Ces dernières auxiliaires de la mort dans leur implacable mécanique, se signalent par un déchaînement d’oralité, de gloutonnerie. L’amour reste une affaire de famine.

Calaferte a été, peut-être, le dernier franc-tireur anarchiste mystique – une catégorie (peu répandue) de notre population créatrice. Il s’inspirait à la fois de la philosophie libertaire et des méditations d’Angèle de Foligno, cette demoiselle du XIIIe siècle que Joris-Karl Huysmans avait dépeinte comme la plus amoureuse des saintes…

 

SPECTACLE N°3

    

Titre :

MOI, ORSON WELLES & DON QUICHOTTE

Auteur :

Richard France

Adaptation :

Armand Delcampe

Dates des représentations :

du 25 novembre au 12 décembre 2010

Comédiens :

Armand Delcampe, Alain Eloy

Mise en scène :

Tanya Lopert

Production :

Atelier Théâtre Jean Vilar

 

A propos de la pièce :

 

Orson Welles termine, le lendemain de ce qui sera son dernier anniversaire, un enregistrement publicitaire dans un studio pourri d’Hollywood. On découvre las et fragile l’homme aux brillantes audaces et aux échecs fracassants, réalisateur et acteur génial de Citizen Kane. Hollywood l’a adoré et maudit, ce roi déchu et meurtri. Il cherche (encore ou toujours) les moyens de boucler son dernier film, Don Quichotte, et espère l’appui d’un certain Steven Spielberg. Tel son héros, l’acteur semble le défenseur d’une chevalerie d’un autre temps et s’aperçoit avec amertume qu’il lutte contre des moulins à vent.

 

L’auteur :

 

Richard France est né en 1938 à Boston. Il a débuté au théâtre en 1961 à San Francisco et au cinéma en 1968. Critique de cinéma et de théâtre pour PBS (Public Broadcasting Service), il est également auteur dramatique.

 

Sa pièce The first World and the Last a été créée à Amsterdam et à Londres, d’autres ont été montées à Dallas, Los Angeles, New York et Chicago.

Son ouvrage Le Théâtre d’Orson Welles est une référence sur le sujet. Il a également été l’éditeur de Welles pour « Orson Welles on Shakespeare ». « Obediently yours, Orson Welles » (titre original de la pièce) a été créée en français en 2007 au Théâtre Marigny (Paris).

 

Armand Delcampe, fondateur et directeur d’une baraque à frites reconvertie en théâtre et installée au milieu d’un champ de betteraves – selon ses termes –, s’empare de ce rôle à sa (dé)mesure, se glissant dans la peau du démiurge de génie avec qui il partage cette ténacité et cet esprit visionnaire.

 

SPECTACLE N°4

   

Titre :

RETOUR DE MADISON

Auteur :

Eric Assous

Genre :

Comédie

Dates des représentations :

Du 16 décembre 2010 au 23 janvier 2011

Comédiens :

Laurence d’Amélio, Bernard d’Oultremont

Mise en scène :

Jean-Pierre Gallet

 

A propos de la pièce :

 

Comment un film à la télévision peut-il faire vaciller un couple sans histoire et transformer une soirée tranquille en capharnaüm familial ?

Difficile à imaginer sauf que le film s’appelle « Sur la route de Madison »  et que Karine, l’épouse de Didier, est profondément troublée par cette héroïne, incarnée par Meryl Streep, qui a craqué pour ce bel inconnu – Clint Eastwood - mais qui en fin de compte ne suit pas son héros et reste sagement avec son mari à l’issue d’une scène finale poignante. Pour Didier tout est simple, cette affaire c’est du cinéma et en plus il se fait tard pour en parler. Impossible cependant d’éviter le déferlement des questions existentielles. Sont-ils heureux ? C’est quoi le bonheur ? Et la passion dans tout cela ? Bref des questions qui un jour ou l’autre peuvent bousculer les couples les mieux établis.

Tendresse, humour, esprit et rires assurés avec cette délicieuse comédie d’Eric Assous.

 

L’auteur :

 

Né à Tunis, Eric Assous arrive très tôt en France et entame sa carrière en tant qu'auteur de pièces radiophoniques. Entre 1983 et 1987, il en réalisera ainsi près de quatre-vingts pour France Inter. Cette carte de visite plutôt flatteuse lui permet alors de faire son trou dans le milieu du théâtre, de la télévision et du cinéma.

C'est au théâtre qu'il élabore la majeure partie de son oeuvre, investissant le petit Théâtre d'Edgar (« Union libre » en 1990) et la grande Comédie Caumartin (« Les acteurs sont fatigués », de 2000 à 2002) avant de passer par le Théâtre Fontaine (« Une fille entre nous » en 1994) et le Théâtre Saint-Georges (« Le portefeuille » en 1996). Parallèlement à cette activité, il écrit quelques épisodes de série TV ("Nestor Burma" notamment), histoire de se familiariser avec la forme audiovisuelle.

En 1997, Eric Assous franchit enfin le cap du cinéma avec le scénario des Randonneurs, début d'une longue et fructueuse collaboration aux côtés du réalisateur Philippe Harel. Ensemble il co-écriront presque autant de drames (La Femme défendue) que de comédies (Tu va rire mais je te quitte, Les Randonneurs à St-Tropez), ce qui permet à Eric de s'émanciper dès 2001 pour opérer sa mue de cinéaste.

Après le court-métrage A cause d'Olivia..., il est donc à la tête des Gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels, comédie enlevée aux personnages variés et colorés qui préfigure ces deux autres essais dans le domaine : Sexes très opposés (2002) et Amour tout court (2003). Les échecs de ses dernières tentatives l'incitent alors à revenir vers l'écrit et à se consacrer pleinement à son métier de scénariste pour Richard Berry (Moi César, 10 ans 1/2, 1m39, L'immortel) ou Jean Becker (Deux jours à tuer).

Eric Assous a reçu le Molière 2010 du meilleur auteur francophone.

 

SPECTACLE N°5

 

Titre :

COMEDIE SUR UN QUAI DE GARE

Auteur :

Samuel Benchétrit

Genre :

Comédie

Dates des représentations :

Du 3 février au 27 février 2011

Comédiens :

Delphine Charlier, Xavier Dujardin, Léonil Mc Cormick,…

 

A propos de la pièce :

 

Tout ou presque est dans le titre de cette pièce que l’auteur, ancien compagnon de Marie Trintignant, avait écrit pour l’actrice et son père, Jean-Louis Trintignant.

Quatre personnages se retrouvent sur un quai de gare. Un père vieillissant, sa fille à la recherche de l’âme sœur, un jeune homme partant refaire sa vie à Paris où il va reprendre un bar-tabac... et une hôtesse de gare un peu voyeuse qui n’hésite pas à se mêler de la vie des autres. Et il y a matière quand on découvre l’amour quasi fusionnel du père pour sa fille, mais aussi l’angoisse qui l’habite à l’idée qu’elle puisse un jour se retrouver seule quand il aura disparu. Elle le lui rend bien, partagée entre l’attachement filial et son désir de liberté. En fin de compte cet inconnu, assis sur son banc, n’est-il pas l’occasion rêvée de résoudre leur dilemme affectif, le bon cheval comme on dit ?

Dialogues croisés, inventifs, un ton plein d’humour et de poésie, un langage contemporain et réaliste.... Les trains passent. Il reste l’émotion.

 

L’auteur :

 

Samuel Benchetrit naît en 1973 et grandit dans un milieu modeste. A quinze ans, il quitte l'école et exerce différents petits boulots, de plombier à vendeur de voitures. Il entre dans le cinéma comme ouvreur et assistant de photographes. Il développe sa culture artistique. Pour le cinéma, prenez Scorsese, Bergman et Federico Fellini ; pour la littérature, préférez Bukowski, Brautigan et Fante.

Les premières productions de Benchetrit voient le jour en 2000. Pour le cinéma, prenez le court-métrage Nouvelle de la Tour L. Pour la littérature, notez Récit d'un branleur. Le héros du Récit est un genre de Bartleby, qui oppose un « I would prefer not to » aux demandes et exigences de la vie. Mais il est surtout une oreille de choix pour tous les plaignants du quotidien qui lui font part de leurs doléances où qu'il aille. Sa vie se passe donc dans une attentive absence de but, jusqu'au jour où il reçoit en héritage un caniche blanc et une jolie somme d'argent. Bien obligé de se reconnaître un évident manque de talent autre que l'écoute, il crée la Société des plaintes. Premier roman très remarqué, Récit d'un branleur est un divertissement léger et très « trentenaire ».

Une pièce, Comédie sur un quai de gare, en 2001, et un film Janis et John, en 2003, et Benchetrit renoue avec l'écriture en 2005. Les Chroniques de l'asphalte (1,et 2) est un titre très fantien qui doit recouvrir les cinq tomes autobiographiques des trente premières années de la vie de Samuel Benchetrit. « Le Temps des tours », premier tome, celui de l'enfance, se veut être autant une autofiction qu'une peinture sociale de la France de la fin du XXe siècle. Avec « L'ascenseur en fil rouge », Benchetrit raconte la vie de son immeuble et de ses occupants superposés.
A la sortie du
Récit d'un branleur
, on a dit de Benchetrit qu'il était « à la littérature ce que les Sex Pistols ont été au rock.

 

SPECTACLE N°6 (Hors abonnement)

  

Titre :

UNE PASSION

Auteur :

Christiane Singer

Adaptation :

Carmela Locantore

Dates des représentations :

Du 3 mars au 20 mars 2011

Comédiens :

Carmela Locantore

Mise en scène :

Carmela Locantore

 

A propos de la pièce :

 

En artisane du théâtre, Carmela Locantore a travaillé sur ce texte avec le désir de partager avec un public ce qu’elle a trouvé urgent d’être entendu, la parole d’une femme, Héloïse qui aima Abélard au XIIème siècle.

Le jour de son soixantième anniversaire, une religieuse, grâce à un acte : l’écriture, va extraire de sa mémoire les mots qui vont lui permettre devant vous, spectateurs, d’extirper une douleur enfouie, aiguë et cristallisée en elle depuis une quarantaine d’années.

De cette parole urgente qu’elle rêve de faire entendre, Carmela Locantore dit :

« Ce monologue philosophique et spirituel,  si proche de l’anima des gens, j’aimerais le jouer dans des chapelles, des églises, des théâtres mais aussi dans des espaces divers : un jardin, une cour de château, une cour de ferme, un musée… 

Je n’ai pas besoin de grand chose : Quelques bougies, les spectateurs, une heure un quart de vie - le temps de l’interprétation du texte . »

Qui n’a connu, ne fusse qu’une heure dans sa vie, ce sentiment exacerbé de l’amour, qui arrache cœur et esprit et que propose Christiane Singer dans son roman « Une Passion », sous le couvert de ces deux amants célèbres et malheureux: Héloïse et Abélard ?

 

L’auteur :

 

Fille d'un père juif et d'une mère chrétienne, Christiane SINGER, écrivaine française vivant en Autriche est née à Marseille en 1943.  Elle s’éteint le 4 avril 2007 à Vienne. Depuis septembre 2006, consciente de vivre ses derniers jours, elle a écrit son dernier roman édité chez Albin Michel : « Derniers fragments d’un long voyage ».

Elle fût longtemps lectrice à l'université de Bâle, puis chargée de cours de littérature française à l'université de Fribourg.

Auteur d'une dizaine de romans, tous publiés chez Albin Michel - " La mort viennoise ", « Histoire d'âme ", " Une passion " ont été récompensés par différents jurys littéraires – Elle était aussi une conférencière de renommée internationale.

Les dernières années de sa vie, elle les a consacrées à des essais inspirés par ses nombreuses rencontres et par son vécu personnel. On lui doit ainsi notamment " Du bon usage des crises " et, plus récemment, " Eloge du mariage, de l'engagement et autres folies ".

Elevée dans le catholicisme, Christiane SINGER avoue avoir été tentée par " la religion de la Raison " avant de renouer avec la veine mystique du christianisme grâce au bouddhisme zen et à la " Leibtherapie " de K.G. Dürckheim, " le sage de la Fôret Noire ".

 

Pour elle, vivre, c'était " laisser passer la Vie dans nos petites vies ".

Elle témoigna d'une spiritualité spontanée, délivrée des dogmes et des églises.

 

SPECTACLE N°7

  

Titre :

PARLE-MOI D’AMOUR

Auteur :

Philippe Claudel

Genre :

Comédie

Dates des représentations :

Du 24 mars au 17 avril 2011

Comédiens :

Isabelle Roelandt, Léonil Mc Cormick

Mise en scène :

Jean-Paul Andret

 

A propos de la pièce :

 

Il est minuit. L’heure qu’Elle et Lui ont choisie pour régler leurs comptes après un dîner mondain et superficiel. Cela fait penser à « La guerre des Rose », version enfants admis et  violence physique en moins.

Dans une version hystérique et moderne de la classique dispute d’un couple, Philippe Claudel dresse un tableau sans fard de notre société et dénonce, non sans cruauté, les faux semblants d’une relation conjugale, mais aussi tous les excès de notre époque. L’attaque est sans rémission : de l’éducation des enfants au mépris de la belle-mère, de l’hypocondrie chez les hommes à la chirurgie esthétique chez les femmes, des faux intellectuels à l’hypocrisie politique, de la liberté sexuelle à la mal bouffe....

Provocations, formules ravageuses, insultes, galerie de portraits féroces, tout y passe. Le rythme est digne d’un Feydeau. L’effet est garanti. On succombe dans le rire avant de parler enfin d’amour....

 

L’auteur :

 

Considéré comme l'un des meilleurs auteurs contemporainsPhilippe Claudel est à la fois enseignant, scénariste et écrivain. Maître de conférences à l'université de Nancy, il enseigne à l'Institut européen du cinéma et de l'audiovisuel.

Depuis son premier roman, 'Meuse l'oubli', paru en 1999, l'écrivain lorrain enchaîne les succès littéraires. 'J' abandonne', en 2000, lui a permis de recevoir le prix France Télévisions. Il enchaîne avec 'Le Bruit des trousseaux', tiré de son expérience de professeur de français dans les prisons, puis 'Les Petites Mécaniques' sont récompensées par la bourse Goncourt de la nouvelle en 2003. Avec ses 'Ames grises', oeuvre unanimement reconnue par la critique, Philippe Claudel est lauréat du prix Renaudot en 2003 et parrain du 16e Festival du premier roman la même année. Il publie encore 'Trois petites histoires de jouets' et 'La Petite Fille de monsieur Linh' en 2005.

Ponctuel, il revient l'année suivante avec 'Le Monde sans les enfants', dans lequel il aborde les tabous de notre société, dont la maltraitance, la guerre ou la mort.

En 2007 sort 'Le Rapport de Brodeck', dans la lignée de son maître Jean Giono.

En 2008, il réalise son premier film 'Il y a longtemps que je t'aime' avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein.

 

Par ses oeuvres, l'auteur nous emmène dans un univers imperceptible néanmoins empreint de réalité. Philippe Claudel a sa place parmi les grands romanciers du XXIe siècle.

 

SPECTACLE N°8

 

 

Titre :

LES DIABLOGUES

Auteur :

Roland Dubillard

Genre :

Comédie

Dates des représentations :

du 28 avril au 22 mai 2011

Comédiens :

Hélène Theunissen, Sylvie Perederejew, Jean-Henri Compère, Emmanuel Dekoninck

Mise en scène :

Eric De Staercke

Production :

Théâtre en Liberté

 

A propos de la pièce :

 

Prenez deux protagonistes, nommez les « Un » et « Deux », et pour corser la chose,donnez-leur l'apparence de 4 comédiens pince-sans-rire.

Le dialogue s'engage et il faut peu de temps pour que le réel se mette à tanguer, à s'inventer une autre logique implacablement foldingue. Le quotidien bascule dans le fantastique, l'ordre cède la place au chaos le plus hilarant. Mais ce dialogue de sourds repose sur une écoute scrupuleuse, une réponse du tac au tac qui triture, décortique et provoque le langage avec un art scientifiquement absurde.

Si un individu vous affirme qu'il est une pendule, peut-être vaut-il mieux ne pas le contredire. Il doit avoir ses raisons. Après tout, on ne sait jamais.

C'est sur ce ton que Roland Dubillard réinvente à sa façon le dialogue de sourds dans Les Diablogues. Eric De Staercke entraînera quatre comédiens pour un de ces spectacles cocasses, inventifs, poétiques et drôlatiques dont il a le secret.

 

L’auteur :

 

Une fois reçu à la licence de philosophie, Roland Dubillard débute au club d'essai de la radiodiffusion française où il répond en 1953 à une commande de Jean Tardieu en donnant 'Grégoire et Amédée', une suite de dialogues donnés quotidiennement à la radio, qu'il crée avec Claude Piéplu. Ce texte, qui deviendra sur scène 'Les Diablogues', est depuis un classique du répertoire comique.

En 1961, paraît sa première pièce de théâtre intitulée 'Naïves Hirondelles', qui inaugure une oeuvre marquée par un questionnement essentiel sur l'identité, le statut de l'artiste et l'efficacité magique du langage.

Suivront '. .. Où boivent les vaches' monté par le duo Renaud-Barrault en 1972, la parodie d'opérette 'Si Camille me voyait' (1975), et des pièces radiophoniques telles que 'Les Chiens de conserve' (1978). Parallèlement à la radio, Dubillard écrit de la poésie : 'Je dirai que je suis tombé' en 1966 et 'La Boîte à outils' (1985).

Quel que soit le genre de ses écrits, ils se distinguent toujours par une certaine jubilation dans le maniement des mots qui provoquent en chaîne des catastrophes et des malentendus.

Le dramaturge est également acteur sous la direction de Mocky, Patrice Leconte et Alain Corneau.

La parution de son journal 'Carnets en marge' en 2004 est à l'origine d'une célébration de son oeuvre dans le cadre d'un festival au théâtre du Rond-Point.