
L'ensemble des participants à la saison 2009-2010 (de gauche à droite): Marie-Line Lefèbvre, Maja Polakova, Roland Langevin, Nejma Ben Braim, Varvara Dewez, Sophie Frison, Gérard Duquet, Benoît Strulus, Isabelle Roelandt, Léonil Mc Cormick, Olivier Leborgne, Armand Delcampe, Xavier Horremans, Marion, Christian Ferauge, Chantal Nicaise, Jean-Paul Andret, Michel Wright
SPECTACLE N°1
Titre : Fausse Adresse
Auteur : Luigi Lunari
Adaptation : Rosetta Morselli et Nicole Thévenin
Genre : Comédie
Dates des représentations : du 17 septembre au 03 octobre 2009 et du 15 octobre au 25 octobre 2009.
Comédiens : Jean-Paul Andret, Martine Vlaeminck, Gérard Duquet, Léonil Mc Cormick.
Mise en scène : Eric Lefèvre

A propos de la pièce :
Trois hommes, un industriel, un capitaine et un professeur se trouvent dans un même lieu pour trois raisons différentes: l'industriel pour un rendez-vous galant, le capitaine pour traiter une affaire de matériel militaire, le professeur pour retirer les épreuves d'un de ses livres.
Mais quel est exactement ce lieu? Un hôtel pratique et discret, un bureau d'affaires ou une maison d'édition? Est-il possible que tous trois aient eu une fausse adresse? Cette étrange situation accroît le mystère, d'autant plus qu'une alerte d'exercice anti-pollution les empêche de sortir. Pendant la nuit qu'ils sont contraints de passer ensemble, les trois hommes en arrivent à soupçonner que l'endroit pourrait être vraiment une antichambre de l'Au-delà, et qu'ils sont probablement déjà morts, en attente du Jugement dernier.
Les trois personnages réagissent à cette perspective selon leurs caractères respectifs: l'industriel est épouvanté et anxieux, le capitaine ne trouvant rien de mystérieux à la situation, reste absolument indifférent, le professeur utilise toute sa logique philosophique pour expliquer le phénomène comme un fait logique et naturel. Il en résulte un dialogue humoristique centré sur des thèmes importants de vie et de mort, destin, prédestination et libre arbitre, existence de Dieu et athéisme. Soudain, une femme de ménage entre dans la pièce et dit des choses tellement ambiguës qu'elle fait naître chez les trois malheureux une nouvelle grande énigme: est-elle une vraie femme de ménage ou l'Ange du Jugement dernier? À la fin, quand la femme sort, sans lever le mystère, un long son de sirène indique que l'alerte anti-pollution est terminée. Les trois hommes sont prêts à sortir, mais la scène finale nous offre un surprenant coup de théâtre.
Critiques
Craintes, peurs, angoisses, dans une alternance d'espérances et de désespoirs, dans un grotesque étincelant et joyeux d'affabulations hilarantes, frôlant tantôt Schopenhauer, tantôt Descartes et plus loin Voltaire ou la Bible, mêlés dans un divertissement existentialophilosophique joyeux et déchaîné. (La Notte, Milan, 1990)
Confiée à un dialogue serré, soutenue par des paradoxes, des équivoques, des sarcasmes caustiques, la pièce exploite très bien la technique et les contretemps du vaudeville, avec même quelques incursions dans le théâtre de l'absurde dans une stupéfaction métaphysique qui oscille entre Kafka et Ionesco. Le ton général, cependant, est celui d'un divertissement déchaîné. (La Stampa,Turin,1990)
Fausse adresse de Luigi Lunari : révélation d'un chef-d'oeuvre. Un spectacle qui déchaîne le rire, où le public ne perd pas une syllabe et qui ne manquera pas de faire date dans ce Festival 1994. (La Marseillaise, Avignon, 1994)
Un Huis clos de Sartre en version pétillante et cocasse. Le public se tord de rire, quelquefois même mal à l'aise, devant les gags, les tics, les facéties des trois héros. Un petit joyau étincelant d'humour que les acteurs nous offrent avec un doigté plein de finesse et de drôlerie. (Le Canard enchaîné, Paris, 1994)
Cet élégant chef-d'oeuvre, déjà traduit en onze langues, est actuellement représenté dans toute l'Europe. Il a toute qualité pour devenir un classique du répertoire européen. (Die Welt, Hambourg, 1996)
Il y a beaucoup à rire, mais aussi beaucoup à penser. (Il Corriere del Ticino, Lugano, 1996)
On retrouve dans cette pièce tout l'humour du théâtre européen du XXéme siècle: une sorte de commedia dell'arte réécrite par Samuel Beckett, une sorte de traité philosophico-existentialiste écrit par Fo. (…) Une fulgurante prise de bec sur l'absurde de la vie et de la mort, sur la présence/absence de Dieu, sur le déterminisme ou l'indéterminisme, le tout avec cette désarmante légèreté que Italo Calvino pourrait indiquer comme exemple de la littérature (ou du théâtre) du troisième millénaire. (Diario de Noticias, Lisbonne, 1996)
Verdict: une pièce avec un cerveau. Vous éclaterez de rire avec Fausse adresse. Vous vous gratterez la tête, vous ne saurez que croire et, de nouveau, vous éclaterez de rire. À la fin, cette pièce, si sérieusement stimulante et provocatrice de Luigi Lunari vous laissera amusés et stupéfaits. (Atlanta Journal Constitution, 28 juillet 2000)
Fausse adresse, à mon modeste avis, est en ce moment le meilleur spectacle de la saison. Je cherche ainsi à masquer l'enthousiasme – généralement nocif au sens critique – qui me sort spontanément du coeur. Il y a longtemps qu'il ne m'était pas arrivé d'éprouver au théâtre un plaisir aussi pur. Longtemps, ces spectacles/émotion ont manqué à Moscou. Longtemps aussi qu'on n'a pas vu au théâtre une pièce qui mérite ce trio de recommandations ferventes: entrez, regardez, ne sortez en aucun cas!... (Russki Kurier, Moscou, 2003)
L’auteur :

Luigi Lunari est né et vit à Milan. Il obtient un diplôme de droit, étudie la composition avec G. C. Paribeni et la direction d'orchestre avec Franco Ferrera. Il s'occupe de théâtre tous azimuts, se consacrant pendant des périodes plus ou moins longues à l'enseignement universitaire, à la critique journalistique, au théâtre vivant, aux essais. Dans les années soixante, il publie différents ouvrages sur le théâtre anglo-saxon et est l'auteur de téléfilms à succès.
Pendant presque vingt ans, il collabore avec Paolo Grassi et Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan, une expérience dont naîtra «Le Maestro et les autres» (1991), un amusant «roman comique», édité en France par les Editions du Laquet. Il exerce une intense activité de traducteur, sans craindre d'affronter Shakespeare et sans faire la fine bouche devant une farce commerciale.
Pour l'éditeur Rizzoli, il a traduit la totalité des œuvres de Molière. Comme essayiste, il s'attache surtout à la vulgarisation, cherchant à éviter les revues spécialisées, et publie en 1998 une «Brève histoire du théâtre».
Pour le théâtre, il écrit des pièces d'engagement résolument civique et de satire politique comme «Le sénateur Fox» (Ed. Avant-Scène Théâtre), pièce créée la Maison de la Culture de Loire-Atlantique en octobre 1998, dans une mise en scène de Jean-Luc Tardieu, avec Pierre Mondy et Catherine Rich dans les rôles principaux. Dans la même mise en scène «Le Sénateur Fox» a été presenté à Paris, Théâtre de la Porte Saint Martin, en 2004; et en tournée en France et Pays Francophones en 2005.
En 1994, sa pièce «Fausse Adresse» (Ed. Avant-Scène Théâtre) est montée par Pierre Santini au Festival d'Avignon puis reprise à Paris au Théâtre La Bruyère. Elle est traduite en 23 langues et couramment représentée dans le monde entier.
Parmi ses dernières pièces, «Au nom du père» (1996) remporte un remarquable succès international avec les récentes mises en scène de Tokyo et du Théâtre Samuel Beckett de New York (novembre 2003). Par ailleurs, il a récemment publié un roman historique en trois volumes sur «Hernan Cortés et la conquête du Mexique» (2001).
Traduction et adaptation de Rosetta Morselli et Nicole Thévenin
Après avoir traduit dans divers domaines (économie, architecture, films documentaires, information médicale… ), elles se sont consacrées au théâtre et ont adapté plusieurs pièces étrangères, dont «Parfum d’été» de G. Nahum, «Veronica prostituée et poète» de Daccia Maraini (Lecture au Théâtre du Rond-Point, 1998), «La Soeur de Jerry King» de J. Neary (Petit Hébertot, 1999), «Un homme à la mer» de G. De Chiara (Ed. Avant-Scène Théâtre, 2001; au Théâtre La Bruyère, avec Pierre Richard, mise en scène de S. Meldegg), «Vita et Virginia» de V. Moretti (Lecture au Théâtre de la Huchette, 2003).
Elles se sont dédiées surtout à l’œuvre de Luigi Lunari, avec la traduction et l’adaptation du roman comique «Le Maestro et les autres» (Ed. du Laquet) et de plusieurs pièces, telles que «Songes interdits d’une jeune fille en fleur», «Droit de retour», «Au nom du Père», ainsi qu’à ses grands succès internationaux - «Fausse adresse» (Ed. Avant-scène, 1995; Festival d’Avignon 1994, puis Théâtre La Bruyère, avec Pierre Santini: trois nominations aux Molières, dont celle de l’adaptation) et «Le Sénateur Fox» (Ed. Avant-Scène, 1999; Maison de la Culture de Loire-Atlantique, 1998, avec Pierre Mondy et Catherine Rich, mise en scène de Jean-Luc Tardieu; et Paris, Théâtre de la Porte Saint-Martin, 2004).
Le succès de cette pièce à l'étranger commence en 1994. Traduite en français sous le titre de Fausse adresse, elle est représentée en juillet au Festival d'Avignon par la Compagnie Pierre Santini.
En novembre, elle est montée à Paris, au Théâtre La Bruyère, pour 159 représentations, puis en tournée dans toute la France.
Fausse adresse est publiée en français dans L'Avant-Scène (février 1995) et en anglais dans Plays International (septembre 1994)
Depuis lors, elle a été traduite en vingt-deux langues, et publiée aussi en espagnol (Revue Ada), russe (Revue Teatr), portugais, croate, bulgare, et, pour l'Amérique du Nord, par la Blizzard Co… En italien, elle sort dans la BUR de Rizzoli, milan 1994. Représentée en France, Allemagne, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Finlande, Estonie, République Tchèque, Slovaquie, Mexique, Argentine, USA, Canada, Russie, Bulgarie et Grèce.
Les acteurs :
Jean-Paul Andret
Jean-Paul Andret, né le 2 octobre 1946 à Uccle, est comédien, metteur en scène, journaliste et producteur d'émissions de radio et de télévision à RTL-TVI.
Jean-Paul Andret a commencé sa carrière comme comédien. Après être passé par le Conservatoire royal de Bruxelles, on a pu le voir au Théâtre d'Art, au Théâtre de Quat'sous et surtout au Théâtre du Méridien où il a joué pendant plusieurs années avant d'entrer à la RTBF. Il y a animé diverses émissions comme Musique au Petit Déjeuner et Point de Mire avec Gérard Valet.
Il a également participé au lancement de Radio 21. Il entre ensuite à RTL en 1983 comme reporter pour le journal télévisé.
Il présentera le journal de 13h00, puis travaillera pour de nombreuses émissions aussi bien sur RTL-TVI que sur Bel-RTL. Il est l'auteur du livre RTL-TVI, 20 ans d'émotions !.
Gérard Duquet
Depuis quinze ans, il se passionne pour les beaux textes que l’institution lui donne à dire et les personnages qu’elle lui confie. Il défend les uns et les autres avec la même fougue amoureuse que, jadis, les clients et les procès de l’avocat qu’il était. Tous les registres lui vont, ainsi, dans “Le Malade Imaginaire”, il peut être, avec la même vérité et le même plaisir gourmand, le sanguin Monsieur Purgon ou Béralde le raisonneur. Seule, la méchanceté le tétanise et lui enlève tous ses moyens. La bonhomie qu’il promène, sous des frusques souvent originales, est appréciée par tout un chacun pour qui il est et reste un bon camarade. En fait, c’est un grand amant de l’humanité qu’il sert, à toutes les sauces, en servant le théâtre ...
Léonil Mc Cormick
Né à Chicago – Illinois, USA – le 20 août 1948. Ses grands-parents étaient d’origines irlandaise, écossaise, française et belge. Son père était américain…John McCormick. Il participe au débarquement de Normandie à Omaha Beach, le 6 juin 1944. Au début de l’automne de la même année, il se retrouve à la base aérienne de Florennes (Belgique). Il court les fermes du coin pour le ravitaillement. A cette occasion, il tombe amoureux de la fille du fermier qui lui livre les œufs. Elle ira le rejoindre un plus tard aux Etats-Unis. De leur union, naîtront deux enfants, Pamela et Léonil. John avait gardé la nostalgie de la Belgique. En 1954, les McCormick reviennent s’installer dans la ferme familiale à Florennes.
Alors que le père souhaite que son fils Léonil devienne ingénieur-électronicien, celui-ci est attiré par la littérature et les disciplines artistiques. On le voit successivement petit chanteur à la croix de bois, auteur-interprête de folk song, acteur amateur. Après avoir fréquenté l’Institut St Joseph de Florennes, il entre à l’Institut national des Arts du Spectacle et de la Scène à Bruxelles, l’INSAS, où il décroche la plus grande distinction comme comédien en 1972.
Commence alors une carrière qui conduira Léonil McCormick du Théâtre royal des Galeries au Théâtre National en passant par le Théâtre royal du Parc, le Rideau de Bruxelles, l’Atelier théâtral de Louvain-la-Neuve, le festival de Spa, l’abbaye de Villers-la-Ville…. Il travaille sous la direction de Frank Dunlop, Adrian Brine, Jean Meyer de La Comédie Française, Albert André Lheureux, Jacques Huysman, Armand Delcampe…. Il partage l’affiche avec Jacques Lippe, Serge Michel, Christiane Lenain, André Debaar, Jacqueline Bir, Suzanne Colin, Jean-Claude Frison, Jean-Marie Pétiniot, Bernard d’Oultremont, Patrick Ridremont…. Il est le Petit Français dans le « Mariage de Mlle Beulemans », Arnolphe dans « L’Ecole de femmes », Sganarelle dans « Don Juan », Napoléon dans « Seul à Waterloo, seul à Ste Hélène » de Paul Emond.
Léonil McCormick crée en 1988 le Théâtre de la Valette à Ittre, un village campagnard , dans le Brabant Wallon. Une idée nouvelle, offrir au public un mode inédit de divertissement liant tourisme, gastronomie et culture et lui permettre d’en jouir en toute quiétude loin de l’agitation d’une capitale. La devise du théâtre de La Valette : « Tout le plaisir du théâtre aux champs ». La formule fait mouche auprès du public, mais aussi des créateurs qui découvrent un lieu d’écriture et de débats. La Valette a vu naître ainsi le « Napoléon » de Paul Emond, le « Bon dernier » de Pierre Guyaut-Genon, « Tchao les anges ! « de Jean-Pierre Gallet, « Dracula » de Michel Wright, « Donc, c’est une histoire d’amours ! » de Léonil McCormick et prochainement « Et puis…Bastogne ! » en collaboration avec son ami Jean-Pierre Gallet.
Très vite le Théâtre de la Valette connaît une renommée internationale. On le verra se produire au pied du Moulin de Daudet (France), au Théâtre Princesse Grace de Monaco et , en 2003, lors d’une en Amérique, dans des villes comme Caracas, St Domingue, Haïti, Miami, Porto-Rico, Atlanta, Chicago, Washington, Montréal et Ottawa avec la pièce « Gustave et Alexandre » de Jean-François Viot. Cette tournée fut organisée en collaboration avec les Alliances françaises, la Communauté française de Belgique, la province du Brabant wallon et la Région wallonne.
Bref un homme très occupé, mais qui trouve encore le temps de rêver…et d’aimer.
Martine Vlaeminck
Vous connaissez Martine Vlaeminck depuis quelques saisons déjà au Théâtre de la Valette. En effet, vous avez pu l’admirer dans « La Baby-Sitter » de René de Obaldia, en compagnie de Delphine Charlier et de Léonil Mc Cormick, dans « Un Singe en Hiver » d’Antoine Blondin et dernièrement dans « L’Invité » de Davis Pharao, en compagnie de Léonil Mc Cormick, Bernard d’Oultremont et Jean-Claude Frison.
Son amour du théâtre l’a fait accepter ce nouveau défi.
SPECTACLE N°2
Titre : Léon, le Blanc des marécages
Auteur : Varvara et Sabine Dewez
Genre : Histoire vraie
Dates des représentations : du 29 octobre au 15 novembre 2009
Comédiens : Varvara Dewez, Léonil Mc Cormick

A propos de la pièce :
Au fond d’un vieux grenier, une malle renferme des lettres. Elles ont plus de 100 ans.
En lisant cette correspondance, on découvre 2 mondes.
Les uns – la famille - parlent de la Belgique d’alors, du quotidien et de tous ses tracas petits et grands.
L’autre – Léon – raconte sa découverte de l’Afrique et ses missions au Congo.
De la confrontation de ces 2 tranches de vie naissent des questions résolument contemporaines.
C’était quoi la colonisation ? Pourquoi ici travailler pour les autres ? Pourquoi là-bas travailler pour les Blancs ?
On s’aperçoit que des 2 côtés la vie était rude et qu’elle était belle aussi.
L’histoire avec un grand H se pare alors des détails vrais des petites histoires de tous les jours, celle de toutes ces personnes ordinaires et de leur vie parfois extraordinaire.
C’est drôle et tendre, c’est la vérité.
Juste la vérité au tout début du siècle dernier.
« Depuis ma dernière lettre, j'ai fait une courte incursion dans l'intérieur du pays qui est peu connu, profitant ainsi de la présence du lieutenant et de ses 25 soldats. Nous avons logés dans la grande plaine sous la tente où il y a justement place pour mon petit lit. Devant ma porte, il y a un grand feu et ma sentinelle qui active de temps en temps la flamme. La plaine est remplie de buffles qui viennent dévaster les plantations aussi les indigènes veillent toute la nuit et les effrayent par de grands cris, mais en restant toutefois soigneusement cachés derrière leur hutte. J'aurais bien voulu leur donner la chasse, mais Grégoire, l'homme prudent, m'a dit: "Le buffle il est bon à manger mais il ne faut jamais tirer dessus quand il n'y a pas un grand arbre tout près pour grimper". Et il a conclu : "Moi, j'ai peur". Ils sont en effet très méchants, nous sommes allés voir leurs traces dans les herbes et les hommes ne savaient pas assez nous mettre en garde contre le danger. »
(Extrait d’une lettre)
1904 - Alors que naissaient Glenn Miller, Salvadore Dali ou Jean Gabin ; que disparaissaient Anton Tchekhov, Dvorak ou l’explorateur Stanley ; que s’ouvrait à New York la première ligne de métro, que la guerre russo-japonaise se déclenchait, que le zoologiste allemand Theodor Boveri découvrait les chromosomes, ou que les frères Lumière réalisaient la première photographie en couleurs, un jeune ingénieur belge part en mission au Congo, afin de sonder les sols à la recherche de lignite.
Le voilà donc « parachuté » dans la région de N’GIRI, où il devint chef de mission. Il y restera jusqu’en 1906.
POUR MEMOIRE
Chronologie historique de l’Europe entre 1904 et 1906
1904
1er avril, Berne : Inauguration du Palais fédéral suisse .
8 avril : Signature de l'entente cordiale entre le Royaume-Uni et la France, visant à régler une mésentente sur les colonies.
28 juillet : Conclusion d'un accord commercial entre la Russie et l'Allemagne.
Traités de commerce entre l’Allemagne et de nombreux États (Belgique, Russie, Roumanie, Suisse, Serbie, Italie, Autriche-Hongrie) de juin 1904 à janvier 1905. Berlin consent des réductions sur les produits agricoles pour préserver ses exportations industrielles.
30 juillet : Rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican.
14 août : Ouverture à Amsterdam du congrès de l’Internationale socialiste : révolutionnaires et réformistes s’y opposent.
1er septembre : Le dernier ours de Suisse est abattu à Scuol.
13 novembre : En Pologne, l'armée réprime dans le sang une révolte anti-russe.
22 décembre : Fondation du Parti populaire paysan croate par Stjepan Radić et son frère Antun.
Les socialistes suisse adoptent un programme prônant la lutte des classes.
Espagne : Adoption du repos dominical.
La Hongrie compte 14 organisations syndicales nationales, avec 408 groupes et 17 sociétés syndicales locales.
L’Autriche produit 34 millions de tonnes de charbon.
Bâle commence la construction d'un port sur le Rhin.
1905
5 janvier : Manifestation de soutien à la révolution russe à Budapest.
31 mars : Coup de Tanger : à Tanger l’empereur Guillaume II d'Allemagne s’oppose à la pénétration française au Maroc.
27 avril : En Belgique, ouverture de l'Exposition universelle de Liège.
3 mars : Premier salon de l'automobile de Genève.
7 juin : Le parlement norvégien constate la rupture de l’union personnelle avec la Suède. La Norvège devient indépendante de la Suède. Christian Michelsen est investit en tant que « Premier ministre et président du gouvernement ».
18 juin, Hongrie : en raison de la défaite de son parti aux élections législative, le président du Conseil István Tisza démissionne. Le général Géza Fejérváry lui succède avant de céder sa place à Sándor Wekerle en 1906.
Face à l’opposition grandissante, István Tisza a recours aux élections, mais est battu et le parti libéral perd la majorité absolue pour la première fois depuis 1867, et perd la première place au profit des indépendantistes. L’état-major impérial songe alors à une intervention militaire et à la suspension de la Constitution hongroise. François-Joseph Ier d'Autriche refuse mais choisit la fermeté en imposant le gouvernement extraparlementaire de Géza Fejérváry.
24 juillet : Rencontre de Björkö entre Guillaume II et Nicolas II, qui signent un accord défensif et d'assistance mutuelle entre l'Allemagne et la Russie. Lansdirv y adjoint un article additionnel excluant la France, et rendant cet accord en fait inexploitable pour l'Allemagne.
8 août : Au terme de longs pourparlers, une guerre peut être évitée et la dissolution de l’Union est décidée sous réserve que la décision du 7 juin soit ratifiée par référendum (368 208 oui pour 184 non).
13 août : En Norvège, 99% de la population approuve la séparation d'avec la Suède.
29 septembre : Accords de Karlstad. L’Union entre la Norvège et la Suède est effectivement dissoute.
15 septembre : Crise constitutionnelle en Hongrie provoquée par la question du suffrage universel, qui aurait provoqué la perte des élections pour les indépendantistes par le vote des minorités : une manifestation organisée devant le parlement de Budapest est violemment réprimée.
17 septembre : Allemagne : grèves massives et manifestation de rue (1905-1906). Le SPD rejette l’appel lancé par August Bebel en faveur de la grève générale insurrectionnelle.
4 octobre : Résolution de Fiume []. Au parlement autonome de Zagreb, les nationalistes croates créent une coalition avec les Serbes, dirigée par Frano Supilo, Ante Trumbić et le Serbe Pribijevic.
26 octobre : Le roi de Suède Oscar II renonce au trône de Norvège.
4 novembre Autriche : Le gouvernement annonce l’instauration du suffrage universel.
12-13 novembre : Un référendum opte pour le maintien de la monarchie en Norvège.
18 novembre : Le Parlement de Norvège choisit pour roi le prince Karl de Danemark, qui prend pour nom Haakon VII (fin de règne en 1957).
23 novembre : Le gouvernement français ayant rejeté le projet d’alliance continentale de l’Allemagne, la Russie refuse de ratifier le traité de Björkö signé en juillet.
28 novembre : Première convention du Conseil national du Sinn Féin (« Nous Seuls ») mouvement nationaliste fondé par Arthur Griffith en Irlande.
4 décembre : Démission du gouvernement conservateur de Arthur Balfour devant l’opposition des libéraux et en raison de l’échec de sa politique conciliatrice en matière de tarifs douaniers. Début du ministère libéral de Sir Henry Campbell-Bannerman, Premier ministre du Royaume-Uni (fin en 1908).
9 décembre : Loi sur la séparation de l'Église et de l'État en France.
Les cordonniers et les ouvriers du bâtiment se mettent en grève à Zurich.
Les socialistes obtiennent deux sièges lors des élections au Conseil national en Suisse.
Création du Conseil des femmes francophones de Belgique.
La société Krupp Ag emploie 55 000 ouvriers et mineurs et 5 000 ingénieurs.
Installation d’une base navale britannique à Scapa Flow, dans les Orcades.
1906
29 janvier : Début du règne de Frédéric VIII de Danemark.
7 février : Victoire des libéraux aux législatives au Royaume-Uni (400 sièges pour 157 aux conservateurs, 30 aux travaillistes et 83 aux nationalistes irlandais). Fin du ministère conservateur unioniste Salisbury-Balfour. mise en place d'un ministère libéral dirigé par Sir Henry Campbell-Bannerman.
22 mars : Espagne : Promulgation de la Ley de Jurisdicciones. Le même jour, manifeste de Solidarité catalane, alliance des deux partis catalanistes Lliga de Catalunya, modéré, et le parti d’union fédéraliste, PUF, républicain. Succès de la coalition aux élections de 1907.
8 avril : Hongrie : Les opposants acceptent les dispositions de François-Joseph Ier d'Autriche sur l’armée et forment un gouvernement de coalition dirigé par Sándor Wekerle, qui mène une politique vigoureusement nationaliste et antisocialiste, provoquant l’opposition de toute la gauche.
19 mai : João Franco devient Premier ministre du Portugal. Les divergences entre les partis monarchistes paralysent la vie politique : les coalitions se forment et se défont sans cesse ; l’obstruction parlementaire est érigée en système ; la violence verbale tient lieu d’argumentation. Le roi Carlos Ier tente un coup d’État. Il démet le chef du gouvernement Hintze Ribeiro et appelle João Franco, qui gouverne quelques mois avec les Chambres, puis impose la dictature après leur dissolution (1907).
Inauguration du tunnel du Simplon.
26 mai : Concordat entre Rome et Bruxelles.
2 juin : Cabinet Beck en Autriche.
23-29 septembre: Congrès socialiste de Mannheim, en Allemagne : l’affrontement Liegen-Bebel se termine par la reconnaissance de l’autonomie des syndicats.
3 novembre: Convention internationale radiotélégraphique de Berlin.
22 novembre : Adoption du SOS comme signal de détresse international par la Convention internationale radiotélégraphique de Berlin.
Novembre : Conrad von Hötzendorf devient chef de l’état-major général autrichien (fin en 1912). Il entreprend de moderniser l’armée.
21 décembre: Loi sur les conflits du travail au Royaume-Uni (Trade Disputes Act), dégageant les syndicats de toute responsabilité sur les dégâts survenus pendant les grèves.
La colonisation du Congo
L’état indépendant du Congo fut créé en 1885, faisant suite aux divers accords avec les puissances occidentales qui espéraient voir dans cette région une vaste zone de libre échange, comme stipulé dans l’acte de Berlin. Léopold II, roi des Belges, en assumait la souveraineté et allait rapidement se déclarer propriétaire du pays, de ses habitants et de ses produits. Il se révélerait ainsi être l’antithèse du roi philanthrope qu’il prétendait représenter.
Pendant une vingtaine d’années, les agents territoriaux, la force publique, et les milices armées des sociétés privées, allaient répandre la terreur dans les régions de l’Équateur, de l’Aruwimi, du Lomami, du Mai-Ndombe, de l’Itimbiri, de l’Uele, du Kasaï et de la Mongala. Esclavagisme, déportations, guerres, massacres, pillages, captures, emprisonnements et tortures étaient les moyens et les méthodes utilisés pour forcer la population à récolter le caoutchouc et à le livrer aux autorités coloniales.
Des centaines de milliers et peut-être des millions de Congolais allaient mourir à cause du régime mis en place par le roi Léopold II. Ce régime de terreur ne sera jamais dénoncé par les missionnaires catholiques qui participaient à la prétendue mission civilisatrice du roi.
Les Noirs et leur perception des Blancs
Contrairement aux récits présentés dans ce spectacle, il existe relativement peu de témoignages de Noirs concernant leur perception des Blancs. Il y a plusieurs raisons à cela : tout d’abord, à cette époque-là, peu d’indigènes savent écrire. De plus, les sources écrites sont très rares, étant donné que la culture traditionnelle est orale en Afrique. Une autre difficulté est que la majorité des témoignages écrits par la suite sont faussés. En effet, très peu de Noirs osent dire et écrire ce qu’ils pensent vraiment des Blancs par peur de se faire punir ou pire, de se faire tuer. Les indigènes ont commencé plus tard à décrire les contacts qu’ils ont eus avec les Blancs. Beaucoup racontent alors des souvenirs.
Beaucoup de croyances naissent aussi à propos des Blancs. Pour les indigènes, ils sont des hommes morts qui vivaient autrefois dans leurs forêts et qui, au moment de leur décès, sont partis vivre vers d’autres terres. Ils y ont changé leur corps noir pour un corps blanc. « Si on les laisse s’installer et demeurer dans le pays, ils prendront des photos, et alors beaucoup de gens vont périr très vite. Ils vont ensorceler les gens et collectionner leur force vitale dans de petits flacons qu’ils mettent dans l’eau pour les y cacher. Quand les gens vont boire l’eau ou s’y baigner, ils vont vite mourir. C’est pourquoi tout le monde doit se montrer très strict dans le refus d’accepter les Blancs, car si on les accepte, rien que la mort et l’anéantissement vont suivre. »
Dans l’esprit des indigènes, l’homme blanc est une personne maléfique, mais qui a aussi un côté divin. Il ensorcèle et est capable d’enfermer la force vitale d’un Noir dans un flacon, tout ceci montre la puissance que les indigènes donnent au Blanc par rapport à eux. Il a par une sorte de magie surnaturelle, un contrôle total sur la vie des Noirs. Il peut donc tout à fait anéantir la population noire. Cette magie est née de l’imagination des indigènes, qui voient l’homme blanc comme quelqu’un ayant reçu des dons de Dieu. La magie des Blancs est aussi due à leur avance technologique. Ici, les Noirs font référence à l’appareil photo. Pour eux, cet appareil est très dangereux, car la personne photographiée est tuée sur le champ. Cette croyance provient d’indigènes ayant vu des photographies dans une case d’un Blanc. Ils pensaient que ces photos accrochées aux murs étaient des gens tués par les Blancs, étant donné qu’ils ne bougeaient et ne parlaient pas. La peur qui tient les indigènes est nourrie par toutes ces croyances.
Les comédiens :
Varvara Dewez Nous connaissons tous Varvara Dewez présentatrice sur RTL-TVI : « Chambard », « Pirates », « Bon Anniversaire », « Galaxitrouille », etc…
Ce que nous connaissons moins, c’est sa brillante carrière théâtrale qui débuta en 1982 dans « Godefroid de Bouillon et Dieu le Veut », et qui l’a amené à jouer sur les grandes scènes belges : Théâtre Saint-Michel de Bruxelles, Théâtre Royal des Galeries, Théâtre Molière, Abbaye de Villers-la-Ville, Théâtre Royal du Parc, Festival de Spa, en compagnie de metteurs en scène illustres tel : Dominique Haumont, André Debaar, Yves Larec, Claude Vignot, François Pirette…
Varvara Dewez comédienne, c’est également des téléfilms : « Péril Imminent » pour TF1 avec Richard Berry et Agnès Soral, ou encore « Rose et Val » pour TF1 également, avec notre compatriote Bernard Yerlès.
SPECTACLE N°3
Auteur : Alan Bennett
Adaptation : Jean-Marie Besset
Genre : Comédie
Dates des représentations : du 19 novembre au 13 décembre 2009
Comédienne: Marion
Mise en scène : Léonil Mc Cormick
A propos de la pièce :
ou le désespoir de la vieille Doris qui préfère se laisser mourir maintenant qu’elle a perdu son mari et qu’on veut la mettre à l’hospice.
« …Si on avait eu un chien, il aurait aboyé pour attirer l’attention. Wilfried a toujours eu envie d’un chien. Ca me disait rien. Des poils partout, et puis devoir le sortir toutes les cinq minutes. Wilfried disait qu’il s’occuperait de tout, que le chien, ce serait son rayon. « Oui, je disais. Et les petits poils, ce sera le rayon de qui ? » J’ai fini par céder, mais à condition qu’on reste dans les petits gabarits. Je ne voulais pas de ces grandes choses pantelantes qui reniflent après chaque réverbère. Finalement, on n’a pas eu de chien. Ca a fait comme pour les champignons qu’il voulait cultiver dans la cave. Il s’est découragé… »
L’auteur :

Alan Bennett est une star en Grande-Bretagne. Né en 1934 à Leeds (Grande-Bretagne), Alan Bennett commence sa carrière comme comédien. En 1968 il écrit sa première pièce, Forty years on : le succès est immédiat. Suivront Habeas corpus, The Old country, Kafka's dick, Single spies. Au cinéma, il fut le scénariste de A Private fonction (1985), de Prick up yours ears, réalisé par Stephen Frears et de La Folie du roi Georges. Il écrit aussi pour la radio et la télévision : en 1988 la BBC diffuse les six monologues de Talking Heads qui sont accueillis triomphalement.
Alan Bennett est également l'auteur de plusieurs nouvelles et romans. Le plus récent d'entre eux, La Reine des lectrices (2009, Denoël) a fait parler de lui au moment de sa sortie en Grande-Bretagne : il met en scène une Reine d'Angleterre devenue tellement passionnée par les livres qu'elle en arrive à négliger ses engagements royaux...

Jean-Marie Besset a passé son enfance et son adolescence dans une petite ville de l'Aude. Arrivé à Paris pour ses études, il se rapproche du monde du théâtre et commence à écrire des pièces. De 1986 à 1998, il partage son temps entre New York et la France où ses pièces sont jouées. En 1999, il rentre en France pour être directeur délégué du Théâtre de l'Atelier jusqu'en 2000. Depuis 2001, il est administrateur à la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques).
L’actrice
Après 25 ans de télévision, elle est revenue à ses premiers amours : le théâtre, avec « L’éloge de la Folie » d’Erasme en 1987. Depuis, elle n’a cessé de jouer sur les grandes scènes belges : « Tailleur pour Dame » au Théâtre du Parc, au Théâtre de Poche et… à La Valette où elle voue à Léonil Mc Cormick une grande amitié : « Couple ouvert à deux Battants » de Dario Fo, « Tête à tête » de Paul Emond, « L’école des femmes » de Molière et « La Bataille de Waterloo » de Calaferte. Dernièrement, Marion à présenté « Histoire d’Hommes » où elle donnait la parole à cinquantaine de femmes amoureuses (encore un peu, mais si peu…), seules, lucides, espiègles ou en colère… Lors de la saison 2008-2009, à la demande insistante du public du Théâtre de la Valette, elle a repris une série de représentations de son fameux « Eloge de la Folie ». Cette saison, Marion nous revient dans ce rôle qu’elle affectionne particulièrement.
SPECTACLE N°4
Titre : Les Derniers Devoirs
Auteur : Louis Calaferte
Genre : comédie
Dates de représentations : du 17 au 27 décembre 2009 et du 7 au 24 janvier 2010.
soirée spéciale réveillons le 31 décembre 2009.
Comédiens : Isabelle Roelandt, Sophie Frison, Léonil Mc Cormick
Mise en scène : Xavier Letroye
A propos de la pièce :
Pièce qui met en scène dans un jeu tragi-comique une famille composée du père, de la mère et de la fille, endeuillée par la mort du grand-père. Le thème de la pièce tourne autour de deux idées fondamentales : la mort comme objet de sérieux et de drame et l’organisation des obsèques, objet de petits malentendus et de contrariétés qui se mêlent et s’entrecroisent. Ces deux objets, l’un tragique et existentiel, l’autre quotidien et trivial, donnent lieu à un théâtre plein de fougue, de quiproquos et d’imbroglios qui fonde ce que nous appelons le « quotidien » c’est à dire la vie. Pièce comique, oui ! Les Derniers Devoirs est une pièce comique dans le sens où elle traite d’un sujet grave en employant non pas l’écriture propre à la tragédie mais l’écriture simple de la vie courante. Je dirai qu’on peut faire une analogie très forte entre le cinéma de Charlie Chaplin et le théâtre de Louis Calaferte, parce qu’ils sont tous deux confrontés à la même dualité : traiter des questions essentielles de la vie comme la justice, la mort, la paix, la vie…et s’accommoder de la réalité c’est à dire manger, dormir, travailler, s’organiser et c’est pour cette raison que les personnages représentés sont malgré leurs défauts empreints d’humanité.
L’auteur :

Écrivain français, Louis Calaferte est né le 14 juillet 1928 à Turin. Garçon de courses à treize ans dans une usine de piles électriques puis manœuvre, il commence son oeuvre littéraire par le théâtre. Il publie Requiem des innocents, qui connaît le succès en 1952. En 1956, il s'installe à Mornant dans les monts du Lyonnais et y écrit Septentrion, ouvrage taxé de pornographie qui fut censuré et interdit à la vente et réédité seulement vingt ans plus tard, grâce à Gérard Bourgadier, chez Denoël.
Écrivain mal connu, incompris (car mal et insuffisamment lu) et souvent ignoré, jugé excessif parfois dans son propos, homme d'enthousiasmes, d'indignations et de colères, mais tout autant homme de réflexion, réservé et secret, Louis Calaferte a dénoncé la société, l'État et l'esprit bourgeois. Il fut un poète vigoureux et sensible, à l'écriture précise et crue, violente et acerbe. Son œuvre se compose d'une bonne quarantaine de volumes, nouvelles et de récits, poèmes, essais, carnets et pièces de théâtre. C'est surtout l'œuvre d'un mystique laïque, qui vécut intensément sa foi dans le siècle.
Scolarisé sur le tard, travaillant à l'usine, il décide vers 13 ans de devenir écrivain, il meurt en 1994 laissant prés de 90 oeuvres, écrits, poésie, carnet essais, pièces de théâtre. Il reçut en 1978 le prix Ibsen pour la pièces " LES MIETTES ", en 1979 le prix Lugné Poe, en 1984 le Grand Prix de la littérature Dramatique de la Ville de Paris pour l'ensemble de son oeuvre théâtrale, en 1992 le Grand Prix National des Lettres.
« La recherche sera longue mais j'ai tout mon temps. Attente,larmes du désir. (Qui seras-tu derrière la parure, nouvellement inventé afin d'aiguillonner et ton plaisir et le mien ).
Qui seras-tu que tu ne sois toujours ? Je ne suis pas homme a me laisser prendre aux apparences mais j'en accepte le jeux. »
Extrait du " SANG VIOLET DE L'AMETHYSTE ".
Mais revenons à son enfance, pour cela plonger dans la zone des années 30 décrite dans le "REQUIEM DES INNOCENTS " écrit en 1952 et qui garde toute sa force émotionnelle ( dire que des individus fraîchement maquillés pour la messe cathodique nous parle de nos banlieues). Quoique nous fassions, nous serons toujours pauvres ! Nous deux, on reste pauvres jusque dans nos sourires. Jusque dans nos sourires. C'est ce que les Pauvres savent faire le moins bien ; « sourire ».
Puis regardez la guerre de 39-45 à travers l'esprit d'un enfant " C'EST LA GUERRE " écrit en 1992 et ressortez par " ROSA MYSTICA " écrit en 1968, mise en page calculée, musique des mots et toujours le voyage à l'intérieur de l'homme prisonnier de son enveloppe mais dont la route peut conduire vers la liberté absolue, qu'aucune dictature ne peut emprisonner, celle de l'esprit. L'HOMME VIVANT : Le regret est pour l'inaccompli. Il faut au remords l'acte qui l'engendre " La route de la liberté peut également se rechercher dans les bois, si cela vous tente le guide s'appelle James Henri THOREAU, un écrivain américain du XIX siècle. En attendant :
N'obéissez pas,
N'obéissez pas,
N'obéissez pas,
Vous n'avez de supérieurs nulle part,
L'obéissance est une maladie
Vous ne devez l'obéissance à
Personne - qu'à la vie.
Louis Calaferte est décédé le 2 mai 1994 à Dijon.
LES CRITIQUES
« Le spectateur est plongé dans l'univers de cet anarchiste sans drapeau noir, tendre mais cruellement lucide. On pense à Brassens et Ferré pour la poésie désabusée et un certain classicisme de la langue, au dramaturge anglais Alan Bennett pour ses "Têtes parlantes", chronique hyperréaliste de l'âme vue à fleur de quotidien ». (La Libre Belgique)
« Là est tout le comique de Calaferte, dans ce portrait de nos travers, de nos pensées qui vagabondent par-dessus nos vies domestiquées, dans ces fous rire nerveux trahissant nos propores peurs de la mort et du ridicule. » (L’Echo).
« Toute l’intelligence de Calaferte explose en éclats de rire salvateurs. » (Le soir)
« Ces Derniers Devoirs nous autorisent enfin à rire en public, nous qui nous contenons en privé. »
Les acteurs :
Isabelle Roelandt
Déjà magnifique dans Célimène et le Cardinal en 2002 et 2008 et dans Les Iles Flottantes en 2005 au Théâtre de la Valette, Isabelle Roelandt nous revient pour cette saison avec un grand plaisir.
Cette comédienne de théâtre, de cinéma et de télévision, parcourt sans cesse les scènes et plateaux de tournages. Depuis ses débuts, en 1988, vous avez pu l’apprécier sur de nombreuses scènes belges. Entre autre : Torquemada, Le Cid, Le Rouge et le Noir, Richard III, La Reine Morte, Dom Juan, Petits Crimes conjugaux d’E.-E. Schmitt et tout récemment dans Le Coq combattant ou l'atrabilaire amoureux à L’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Elle s’investit encore dans plusieurs films internationaux : L’Oeuvre au Noir d’André Delvaux, Il Maestro de Marion Hansel, En Territoire indien de Lionel Epp, avec François Berléand.
Son nom figure également au générique de nombreux téléfilms français : Julie Lescaut, Une Femme d’Honneur, Commissaire Moulin, Cordier Juge et Flic, Femme de Loi…
Elle a partagé son expérience professionnelle avec nombre d’acteurs et actrices que vous connaissez sûrement : Claire Borotra, Jérôme Anger, Jérémie Rénier, Claire Keim, Edouard Baer, Jacques Weber, Richard Berry, Christian Hecq, Natacha Hamal, Frédéric Latin, Yves Rénier, Pierre Mondy, Ingrid Chauvin, Jean-Claude Drouot, Nadia Farer, Bruno Madinier, Alain Sachs, Fanny Cottençon, etc…
Impossible de tous les citer tant son parcours est riche de rencontres.
Sophie Frison
Sophie Frison n’est pas une inconnue du Théâtre de la Valette. Rappelez-vous en 1994, elle avait à peine 10 ans. Le spectacle s’appellait « Les Innocents » d’après le « Tour d’Ecrou » d’Henry James. Elle tenait le rôle de la petite Flora aux côtés de Nicole Valberg, Anne Carpriaux, Gérard Duquet, dans une mise en scène de Frédéric Latin. Depuis, son goût pour ce métier n’a fait qu'accroître : des cours au Conservatoire de Bruxelles, plusieurs rôles dans des productions telles que « Knock » de Jules Romain au Théâtre Royal du Parc, « Vauban » au château de Bouillon, divers courts-métrages et publicités. Lors de la saison 2007-2008, elle a assisté le metteur en scène Michel Wright dans la réalisation de « Love Letters », avec, comme distribution : Anne Chappuis et son papa… Jean-Claude Frison.
SPECTACLE N°5 (spectacle invité 1)
Titre : Les Combustibles
Auteur : Amélie Nothomb
Dates des représentations : les vendredis 5 et 12 février, les samedis 6 et 7 février à 20h15, les dimanches 7 février à 14h00 et 14 février à 18h00.
Comédiens : Nejma Ben Braim, Pierre Nisse, Roland Langevin
Mise en scène : Colette Stine
Une production : Gai savoir asbl – La comédie de Liège

A propos de la pièce :
Cette pièce de théâtre nous fait réfléchir sur l'importance des livres et ce que nous choisirions entre se cultiver ou se réchauffer.
La pièce Les combustibles traite du rôle vital de la littérature en remettant en question la valeur des œuvres. Il s'agit d'une allégorie de la critique littéraire.
Quel serait le livre que vous emporteriez si vous deviez partir sur une île déserte ? Cette question nous fait réfléchir sur les auteurs, les textes, leur écriture, leurs histoires et à leurs personnages.
Mais plus que ça, "Les combustibles" est une réflexion sur la nature humaine. Il est intéressant d'observer l'hypocrisie du professeur, quand il lit les livres qu'il désapprouve devant ses élèves, la nature démoniaque et calculatrice de Marina, quand elle a froid et veut absolument se réchauffer, et la naïveté de Daniel face aux infidélités de Marina... On peut donc voir que dans des situations extrêmes, comme la guerre, l'homme retourne à l'état d'animal. Ce livre apporte comme conclusion que la guerre, la violence humaine, ne fait pas évoluer l'homme, mais le ramène plutôt au stade animal, détruisant tout ce que l'homme à construit (la bibliothèque finit en cendres), avant de le détruire lui-même (suicide)...
La pièce comporte trois personnages.
La guerre, le froid et les pulsions du désir... Il faut se chauffer par n'importe quel moyen, même en brûlant des livres, mais par lesquels finir ?
"Les combustibles" est le troisième livre publié par Amélie Nothomb en 1994 et il reste jusque ici son seul texte de théâtre. Trois personnages interagissent dans la maison d'un professeur universitaire agé: Marina, une étudiante du dernier cours, le Professeur et Daniel, son jeun assistant. Dehors, il y a la guerre et de temps en temps on écoute le bruit des bombardements. Nous sommes en hiver, il fait très froid et il ne reste rien pour alimenter le réchauffage. Ainsi, Marina propose ce qui est scandaleux et obscène: comme la maison du professeur est remplie de livres, que l'on brûle les livres. Cette proposition est d'abord refusée avec dédain, mais à la fin Daniel et le Professeur aussi cèdent à l'instinct de survivance et surtout à la logique directe et naturelle, même si iconoclaste, de Marina. Même si c’est peut-être exagéré face à la brévité du texte, il est évident que sur ce thème on pourrait discuter infiniment, sur le rapport entre la nature et la culture, entre le corps et la pensée, entre la nécessité de rester vivants et celle de conserver en vie le savoir accumulé dans les siècles passés, entre la souffrance provoquée au corps par le froid et celle qui provoque, au cerveau, le fait d'être dépouillé de sa nourriture culturelle. Le style du texte est fluide et amusé, surtout quand il faut inventer les noms des auteurs et le titres des livres qui vont être brûlés, seulement après que leur valeur littéraire ne soit attentivement évaluée. Il s'agit du premier livre pas ouvertement autobiographique de cet auteur que je lis, mais il y a maintes détails qui pourraient faire allusion à sa vie réelle. D'abord, la protagoniste féminine, Marina, est mince au point d'être anorexique, comme Amélie fut vraiment dans son adolescence et première jeunesse. Puis, comme elle avoua, elle n'était pas dans sa peau lorsque elle fréquentait l'Université Libre de Bruxelles, elle avait souvent froid et se rendait à la bibliothèque universitaire pour se réchauffer. Elle développa même une certaine aversion pour la littérature, et Marina dans le texte s'exclame: "Vous m'avez fait lire beaucoup de livres inutiles!"
C'est d'ailleurs plutôt normal que chaque auteur s'inspire largement à ce qu'il vit pour construire ses oeuvres et même quand ça ne se passe pas d'une façon explicite, le texte laisse transparaître la trame de son existence. Et dans mon inteprétation très personnelle, le personnage de Marina nous fait imaginer que ce texte ait été écrit lorsque Amélie se sentait seule et refusée, à cause d'une telle série d'événements, cruautés, envies et machinations, que c'est peu de les définir romanesques.
EXTRAIT:
LE PROFESSEUR. Je sais, Marina. Je n'ai plus rien à brûler.
MARINA (en regardant la bibliothèque). Et ça ?
LE PROFESSEUR. Les étagères ? Elles sont en métal.
MARINA. Non, le livres.
Silence gêné.
DANIEL. Ce n'est pas du combustible, Marina.
MARINA (avec un sourire ingénu). Mais si, Daniel. Ca brûle très bien.
LE PROFESSEUR. Si nous nous mettions à brûler les livres, alors, vraiment, nous
aurions perdu la guerre.
MARINA. Nous avons perdu la guerre.
LE PROFESSEUR. Allons, mon enfant, vous êtes très fatiguée.
MARINA (avec un sourire joyeux qui la rend ravissante). Ne faites pas
semblant de ne pas le savoir. C'est notre deuxième hiver de guerre. L'hiver
dernier, si l'on nous avait dit qu'il y en aurait un autre, vous auriez conclu :
"Alors, c'est que nous aurons perdu la guerre." Pour moi, elle était déjà perdue
l'hiver passé. Je l'ai compris au premier jour de froid.
LE PROFESSEUR. C'est parce que vous êtes trop frileuse. Normal: combien
pesez-vous ? Quatre-vingts livres ?
MARINA. Je pèse deux mille livres: le livres que vous brûlerez pour me
réchauffer, Professeur.
DANIEL. Arrête, Marina.
MARINA (très douce). La nature est injuste. Les hommes ont toujours été
moins frileux que les femmes. Grâce à la guerre, j'ai compris que c'était ça, la
plus grande différence entre les sexes. Ainsi, en ce moment, vous croyez que
j'ai perdu l'amour des livres. Moi, je crois que vous n'avez jamais été capables
de les aimer vraiment: vous les avez toujours vus comme du matériel pour vos
thèses, et donc pour votre avancement.
LE PROFESSEUR. J'adore l'air limpide avec lequel cette jeune fille nous injurie.
MARINA. Ce n'est pas assez.
LE PROFESSEUR. Comment ? Je vous en donne deux à la place d'un seul, petite
garce.
MARINA. Vous déraisonnez, Professeur. Un Kleinbettingen vaut plus que deux
Sterpenich.
DANIEL. Eh bien ! Brûlons Le Bal de l'observatoire ! Et vous aussi vous
irez le relire à la faculté.
LE PROFESSEUR. C'est impossible. Je ne peux pas lire ce livre-là en public,
après le mal que j'en ai dit.
DANIEL. Ah ! Et devant moi, ça ne vous gêne pas ?
LE PROFESSEUR. Non. Ja pars du principe que tout assistant considère son maître
comme un imbécile. Alors, devant vous, je ne vois pas ce que j'ai à perdre.
DANIEL. Vous me stupéfiez ! Il m'avait toujours semblé que c'était le contraire:
que tout professeur considérait son assistant comme un imbécile.
LE PROFESSEUR. Mais c'est aussi la vérité. Le tiers exclu n'est pas valable en
psychologie, comme vous le savez. Et c'est l'un des charmes des relations entre
professeur et assistant que ce mépris réciproque déguisé en respect admiratif.
L’auteur :

Issue d'une famille de la petite aristocratie où la politique et la littérature ont toujours fait bon ménage, [elle] a atteint, pratiquement depuis son premier récit Hygiène de l'assassin (1992), un lectorat que n'ont jamais connu ses ancêtres. Sa production oscille entre les textes à contenu plus ouvertement autobiographiques comme Le Sabotage amoureux (1993) ou Stupeur et tremblements (1999) et des récits plus fictionnels tels Mercure (1998) ou Les Combustibles (1994), une pièce de théâtre. Chez cette écrivain, une forme de cruauté se mêle à un romantisme qui plonge dans l'univers actuel. » (Marc Quaghebeur)
Les Nothomb font donc partie de l'aristocratie belge et plusieurs de ses ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle (Charles-Ferdinand Nothomb notamment). Fille du baron Patrick Nothomb, ambassadeur de Belgique, elle séjourne ainsi au Japon, qui fait sur elle une profonde impression, en Chine, aux États-Unis (New York), en Asie du Sud Est (Laos, Bangladesh, Birmanie). Elle ne découvre la Belgique, le « pays du chocolat blanc », qu'à l'âge de 17 ans. Elle y finit ses humanités à l’Institut Marie Immaculée Montjoie à Uccle pour ensuite entamer des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles.
Depuis 1992, elle publie chez Albin Michel un livre par an soit dix-sept romans à ce jour. Son premier roman aurait dû être publié chez Gallimard, maison avec laquelle elle avait entamé une collaboration, mais Philippe Sollers, alors directeur de collection, refusa Hygiène de l'assassin. Amélie Nothomb se tourna alors vers Albin Michel, qui publie toujours ses romans2. Avec une régularité notoire : « Tous les ans, à la rentrée, il y a deux évènements majeurs : les vendanges et la sortie du Nothomb. Cette année, le raisin est en avance, mais l'Amélie est à l'heure »3. Ses écrits sont traduits dans trente-sept langues à travers le monde4.
Amélie Nothomb suscite la polémique. En effet, elle compte de très nombreux fans, mais aussi de violents détracteurs : « C'est que mademoiselle Nothomb n'a pas que des admirateurs, mais aussi quelques détracteurs qui lui reprochent ceci et cela, et notamment sa célébrité. (…) Elle est devenue, par les hasards des interviews, un mythe ». Mais l'auteur se défend : « Je suis ce que je peux être. Je ne maîtrise pas ce que je suis et encore moins les regards que les autres posent sur moi »5. Certains tentent de la tourner en dérision, en partie à cause de son goût pour certains fruits pourris, largement médiatisé6 (un mensonge, selon elle), de ses chapeaux et de ses déclarations parfois farfelues, mais aussi à cause de son origine sociale, de son style d'écriture, de ses thèmes de prédilection.
Amélie Nothomb raconte une partie de son enfance dans ses romans Métaphysique des tubes, Le Sabotage amoureux et Biographie de la faim. Fille du diplomate Patrick Nothomb, cette enfance est rythmée par d'incessants déménagements au gré des affectations paternelles. Née au Japon, elle y passe les cinq premières années de sa vie. C'est un pays auquel elle restera viscéralement attachée et pour lequel elle gardera toujours une immense admiration.
Notamment à cause de sa gouvernante japonaise Nishio-San qu'elle considérait comme sa seconde mère, elle vit son départ du Japon, « pays de la beauté », pour la Chine, « pays de la laideur », comme un exil et vit les autres déplacements familiaux comme autant de déracinements successifs. Mais aussi comme « un nomadisme culturel qui décuple sa curiosité et renforce sa précocité »7. Elle raconte notamment, avec beaucoup de drôlerie et de second degré mais aussi de justesse, dans Biographie de la faim, comment elle a plongé, avec sa sœur Juliette, dans les livres, la potomanie, l'alcool infantile et l'anorexie. Adulte, son diplôme de philologie romane en poche, Amélie Nothomb retourne au Japon pour y travailler comme interprète (elle maîtrise le japonais, du moins oralement) et songe à s'y installer définitivement. Elle entre dans une grande entreprise japonaise, dans laquelle elle restera un an. Après cette expérience, désastreuse à plusieurs égards, qu’elle romance dans Stupeur et tremblements8, elle rentre en Belgique et envoie le manuscrit de Hygiène de l'assassin à de nombreux éditeurs. Elle publie Hygiène de l'assassin chez Albin Michel, en 1992. C’est le début d'un succès phénoménal. Tous ses livres sont des best-sellers.
En 2004, elle en était à son 53e manuscrit. Elle dit écrire près de trois romans par an pour n’en publier qu’un seul : « J'écris 3,7 romans par an, c'est un rythme, je l'ai constaté après coup. Ceci dit, n'allez surtout pas imaginer que tous ces romans sont bons. Il y a une énorme proportion de romans ratés dont il est hors de question que je les publie »9, « L'immense majorité [de ses manuscrits] restera dans des caisses et n'en sortira pas. Je veillerai à me protéger suffisamment pour cela »10. Se disant également « enceinte de ses romans », Amélie Nothomb dit écrire depuis l’âge de dix-sept ans.
Roland Lagevin et Colette Stine : La Comédie de Liège
Roland Langevin est professeur au Conservatoire de Bruxelles. Sa compagne, Colette Stine, enseigne aussi le théâtre mais en Cité Ardente, à l'Académie. C'est dans une ancienne imprimerie des environs du Jardin Botanique qu'ils ont installé un lieu de création scénique vraiment fascinant. Hormis l'initiative en tant que telle, c'est le type de spectacles proposés qui mérite d'être souligné. Si les registres du théâtre engagé et de la comédie ultra populaire sont plutôt bien représentés dans la cité, il manquait un lieu qui offre une programmation ni trop intello, ni trop en dessous de la ceinture. Avec des pièces tirées de romans d'Amélie Nothomb ou signées Woody Allen, cette Comédie de Liège semble avoir comblé ce vide.

SPECTACLE N°6
Titre : Moins Deux
Auteur : Samuel Benchetrit
Genre : comédie
Dates des représentations : du 25 février au 28 mars 2010
Comédiens : Gérard Duquet, Léonil Mc Cormick, Benoît Strulus et un comédien à distribuer
Mise en scène : Olivier Leborgne
A propos de la pièce :
Ça commence dans une chambre d’hôpital. Juste deux lits, avec à l’intérieur, deux types qui ne se connaissent pas. Jules Tourtin,deux semaines à vivre du fait que son rein droit est encore plus pourri que son rein gauche. Paul Blanchot, une semaine à vivre car ses poumons l’ont trahi. Ils auraient pu en rester là, mais avec leurs trois semaines d’espérance à deux, ils préfèrent fuguer, histoire d’aller faire un tour dehors, pour s’assurer que le monde n’a plus besoin d’eux. Les aventures commencent, l’amour les rattrape et l’amitié surprenante risque bien de leur tomber dessus…
Après Comédie sur un quai de gare, Samuel Benchetrit écrit et met en scène cette « tragi-comédie » pleine d’espoir et pose la question : « peut-on vivre une amitié sachant qu’on va bientôt mourir ? ». L’auteur aborde le thème délicat de la mort sous un angle absurde et décalé. Un texte à l’humour incisif et percutant.
L’auteur :
Si les médias aiment l'inviter pour son image d'artiste ténébreux, Samuel Benchetrit construit sur divers supports un travail singulier, proche de la littérature beat, du cinéma indépendant américain voire de la photographie. A la fois dramaturge, réalisateur, metteur en scène et écrivain, ce touche-à-tout s'inscrit dans la conception moderne de l'auteur, à la conjonction de la vie et de l'oeuvre. On décèle dans ses écrits son propre vécu : 'Le Récit d'un branleur' se tourne vers l'ego, et les tomes successifs des 'Chroniques de l'asphalte' narrent sa vie en banlieue, existence cloisonnée entre les tours d'un quartier. Le réalisme des souvenirs se confond souvent avec une ironie glaçante, qui transpire dans ses autres productions.
Au théâtre, après avoir dirigé Jean-Louis et Marie Trintignant dans 'Poèmes à Lou' d'Apollinaire, il crée sa première pièce, 'Comédie sur un quai de gare', dans laquelle les protagonistes se retrouvent à attendre un train sur un banc et devisent dans un langage proche du quotidien. L'auteur impose un dispositif quasi similaire pour 'Moins deux', situé cette fois-ci dans une chambre d'hôpital. Le cinéma enrichit encore sa palette d'expressions, avec 'Janis et John' et surtout 'J' ai toujours rêvé d'être un gangster'. Le réalisateur se montre très à l'aise à diriger ses comédiens - dont Anna Mouglalis, sa muse - dans des aventures plutôt loufoques. S'appropriant plusieurs arts, Samuel Benchetrit adopte un parler vrai, se joue des étiquettes et crée une oeuvre vraiment à part.
LA CRITIQUE
"Moins deux est sans doute la comédie la plus originale de la saison ! Comment ne pas s'esclaffer, ne pas s'émouvoir au contact de ces deux clowns merveilleux, inventés par Samuel Benchetrit ?
Partant du refuge d'un âge ennemi, ils décident de se libérer des contraintes que leur imposent leur corps las pour s'évader et entreprendre le plus ineffable parcours qui se puisse concevoir. L'aventure est au coin de chaque rue, mais peuvent-ils encore trouver une place au milieu d'un monde enclin à les rejeter ?
Edouard Carpentier
Une pièce de Samuel Benchetrit, qui a pour elle beaucoup de bons mots, mais surtout un je-ne-sais-quoi de somnambule et de funambule. (...) Les comédiens déclinent le duo de l'auguste et du clown triste. (...) C'est un conte où la vie et le théâtre marchent main dans la main.
Le Nouvel Observateur
Gérard Duquet
Depuis quinze ans, il se passionne pour les beaux textes que l’institution lui donne à dire et les personnages qu’elle lui confie. Il défend les uns et les autres avec la même fougue amoureuse que, jadis, les clients et les procès de l’avocat qu’il était. Tous les registres lui vont, ainsi, dans “Le Malade Imaginaire”, il peut être, avec la même vérité et le même plaisir gourmand, le sanguin Monsieur Purgon ou Béralde le raisonneur. Seule, la méchanceté le tétanise et lui enlève tous ses moyens. La bonhomie qu’il promène, sous des frusques souvent originales, est appréciée par tout un chacun pour qui il est et reste un bon camarade. En fait, c’est un grand amant de l’humanité qu’il sert, à toutes les sauces, en servant le théâtre ...
Benoît Strulus
Issu du Conservatoire de Bruxelles « promotion 2008 », où il reçoit une maîtrise en Art Dramatique, Benoît Strulus est un véritable passionné de théâtre, un jeune homme plein de promesses. Voilà longtemps qu’il fréquente les planches. D’abord, tout jeune, à l’académie de Tubize, puis dans une troupe de théâtre amateur où il se trouve vite « en-rôlé » dans divers spectacles. Ensuite, poursuivant son chemin, il « enchaîne » sous la direction de quelques grands noms du théâtre : Daniel Scahaise (Théâtre des Martyrs, Les Caprices de Marianne et Moby Dick), Jacques Neefs ( Crouss’tillance, à Namur, Tubize et Bruxelles et La Femme silencieuse, Citadelle de Namur), Eric Lefèvre (Le Bourgeois Gentillomme), Michel de Warzée (Le Malade imaginaire, Comédie claude Voltaire). La saison dernière, il endossait le rôle du grand Shakespeare dans la pièce de Kison : Monsieur et Madame Roméo et Juliette.
Le metteur en scène : Olivier Leborgne
Sorti de l’IAD en 1990 il joue Molière , Goldoni , Brecht , Shepard, Shakespeare ….Parallèlement il entre à la ligue d’impro et il devient un des jouteurs les plus brillant.
C’est durant cet époque qu’avec son compère Patrick Ridremont ils créent des séquences humoristiques pour Canal + , en outre TVA et Night Shop.
Vient ensuite la création de deux spectacles « Two men Show » et « Improshow ».
Si ça voix ne vous est pas inconnue , c’est normal il l’a prête souvent pour des spots publicitaires. Depuis quelques années il signe plusieurs mises en scène dont la revue « Sois Belge et tais toi » , « L’Affrontement » et « Le Souper » au théâtre de la Valette, sans oublier « Qui a dit faible » avec Virginie Hocq .
SPECTACLE N°7
Titre : Ella & Welson
Auteur : Chantal Nicaise, Eric Lefèvre, Xavier Horemans
Genre : comédie musicale
Dates des représentations : du 1 avril au 4 avril et du 15 avril au 25 avril 2010
Comédiens : Chantal Nicaise, Eric Lefèvre, Xavier Horemans
Distributeur du spectacle : Pierre-Philippe Fouret

A propos de la pièce :
Nous sommes dans l’ambiance feutrée d’une célèbre boîte de jazz.
Ella Ferguson, dont la renommée n’est plus à faire en Europe, y donne une série de concerts. Mais un incident de taille entache cette journée : son accompagnateur de piano est victime d’un accident !
Son manager parvient à engager un remplaçant tout aussi talentueux, Edward Welson, fraîchement débarqué des States et cet après-midi, les deux artistes doivent se retrouver pour une répétition sur les chapeaux de roues.
La soirée s’annonce capitale car le grand tourneur, Odon Legrand, honorera le cabaret de sa présence.
Entrée tonitruante et haute en couleurs du pianiste, sous l’oeil goguenard d’un régisseur de plateau quelque peu philosophe.
Après des présentations ubuesques et quiproquos divers, le musicien s’enquiert de celle qu’il doit accompagner, ne la connaissant que par ouï dire.
C’est alors qu’un « ouragan » sonore, affublé d’un énorme chapeau grotesque, déboule sur la scène. Quand après plusieurs va-et-vient et dialogues avec le régisseur, elle condescend enfin à s’occuper du pianiste, quelle n’est pas sa surprise en reconnaissant son...ex-mari !
Les années les ayant éloignés, chacun prit un nouveau nom de scène et jamais ils n’auraient imaginé...mais pas question de retravailler ensemble !
Jamais elle ne lui pardonnera sa trahison, jamais il ne se pliera à ses caprices ! Mais voilà, il a un contrat et elle, un enjeu de taille.
Ils vont donc la faire, cette répétition. Mais ils ne vont pas se faciliter la tâche. Elle va le distancer à coup de maîtrise et d’assurance, il va lui en mettre plein la vue par sa virtuosité. Ils se regardent différemment. Ils ont changé, se sont peaufinés, s’apprécient musicalement et peut-être même plus qu’avant. Mais « business is business ».
Quelques compliments lâchés distraitement, vient l’évocation des bons souvenirs et l’abaissement des armes, le moment des rires et de la complicité. Mais vite, le temps passe et les spectateurs vont arriver.
Dans un tourbillon vertigineux, des bribes du spectacle traversent les oreilles et éclatent en flashs multicolores sur la scène désertée.
Noir... Silence.... Poursuite...
Les deux artistes réapparaissent étincelants dans leurs habits de concert pour un rappel « privilégié ». Et c’est en toute connivence avec le public qu’ils offriront leurs meilleurs moments de complicité musicale.
Pour faire simple, les thèmes abordés par le spectacle pourraient se résumer par les points suivants :
- Au-delà des problèmes d’un couple, que ce soit à la ville ou à la scène, ce spectacle nous renvoie à nos propres questionnements.
- Sommes-nous suffisamment attentifs à l’autre ?
Sommes-nous assez courageux pour vider les sacs de noeuds qui nous empoisonnent l’existence ?
Ou préférons-nous enterrer nos vieux démons, quitte à les voir ressurgir inévitablement un jour, plus puissants qu’ils n’étaient ?
- A partir d’une situation qui semble irrémédiablement bloquée, les protagonistes font le pari d’un consensus qui doit passer par le dialogue, la tolérance, la volonté de faire avancer les choses, voire le pardon.
N’en est-il pas de même pour tous les conflits ?
Le couple est un merveilleux laboratoire où l’espoir de paradis est confronté à une réalité beaucoup plus pragmatique :
Savons-nous gérer nos différences et jusqu’où sommes-nous prêts à nous engager pour que l’harmonie supplante la domination ?
Les acteurs :
A l’âge de 2 ans déjà, Chantal se mesurait vocalement aux oiseaux du quartier.
Plus précoce, c’est vers 4 ans que Xavier-Edouard acquiert son premier instrument de musique : un superbe mélodica rouge!
Sur la lancée d’études secondaires latino-obligato-presto, Chantal obtient une licence en sciences commerciales … tout en étudiant le répertoire classique.
Ayant très vite compris que ce type d’études n’étaient pas faites pour lui, Xavier-Edouard perfectionne ses connaissances linguistiques et musicales, au « Berklee College of Music » à Boston, section jazz.
Prenant conscience que ses aspirations étaient moins traditionnelles, Chantal se lance dans la variété et le jazz. Son trop-plein d’énergie trouve son exutoire dans les claquettes et le modern-jazz pour n’en citer que deux. Deux ans plus tard, elle lance son école de chant et de danse « Vibrato » pendant que Xavier-Edouard forme de futurs petits virtuoses du piano.
Il écrit et arrange et dirige de nombreuses comédies musicales (Le Journal secret d’Adrian Môle 13 ans ¾, Black & White, White Chapel, Les Misérables, etc.) alors que de son côté, Chantal se produit dans « Kiss me, Kate » de Gilbert & Sullivan, dans Mamemo (Olympia, Printemps de Bourges, tournée en France et en Belgique), dans la Revue du Théâtre des Galeries, dans la reprise de Black & White, etc.
Elle chante dans différents orchestres et formations (International Big Band, Peter Welch Blues Band, Freddy Couché Big band, Blue Steels...) danse et chorégraphie tant pour des Compagnies (Revue des Galeries, Troupe du Studio Cen, Cie des Pas Perdus, télévision, IAD, Razzle Dazzle Cie...) que pour des spectacles événementiels.
Xavier-Edouard quant à lui, accompagne de nombreux artistes (Demis Roussos, Lara Fabian, Franck Michaël, Steven Brown, André Lamy, Herbert Léonard etc.), devient Maître de Musique à la Ligue d’Improvisation professionnelle belge et s’offre le luxe de quelques croisières en tant que chef d’orchestre.
Il fonde l’IXHOR quartet avec lequel il tourne aux Etats-Unis (Musikfest-Bethlehem, Passaic, Boston, New-York) ainsi qu’en Europe (France, Suisse, Belgique) et en Afrique du Nord. Malgré une activité pédagogique intense dans toute la Belgique.
Chantal fonde le trio vocal jazz Swing a Song qui se produit tant en petite qu’en moyenne formation.
Avec cinq de ses amis musiciens, Xavier-Edouard participe à la création du groupe d’improvisation musicale Les Disjoncteurs qui se produiront 4 années de suite à Forest National, ainsi qu’au Bataclan à Paris. Fait unique, ils enflamment durant 7 semaines consécutives les plus grandes scènes du Québec.
Quelques apparitions télévisuelles comme danseuse, comédienne, finaliste à la sélection belge du concours Eurovision de la chanson (RTBF), répétitrice à la Star Academy belge (RTL-TVI)
Musicien de plateau à la RTBF et RTL-TVI, compositeur de plusieurs génériques d’émissions télévisées (« Toi, mon toit », « Objectif PME ») ou illustrateur sonore (JT).
Un premier CD de compositions originales sort sous le titre « Juste un regard ».
Un premier CD de compositions originales sort sous le titre «Uncle Jack ».
Chantal rejoint le groupe IXHOR qui devient IXHOR Jazz Entertainment.
De concerts en manifestations musicales, ils apprennent à mieux se connaître, se découvrent des passions communes et posent les prémices d'une complicité teintée de spontanéité, d'humour et bien entendu… de talent!
Il n’en fallait pas plus pour que vienne l’envie de composer ensemble et d’interpréter en public ce nouveau répertoire.
Foisonnant d’idées, ils forment alors le duo One-Two-One.
Un premier CD sort sous le titre « A découvert…» et déjà 3 créations aussi originales que variées sont proposées.
Avec leur passé de touche-à-tout, leur tempérament débordant et l’insatiable envie de nouvelles découvertes, c’est tout naturellement que les deux complices musiciens/chanteurs du groupe One-two-One se laissent tenter par un nouveau mode d’expression.
Puisque les séances de travail et les répétitions se font dans le rire, l’émerveillement, parfois aussi dans l’affrontement, pourquoi ne pas transposer tout cela sur scène et en faire profiter le public ?
C’est ce plaisir du contact avec le public qui leur donne envie de « passer devant l’instrument ». L’idée d’un scénario arrive très vite, les musiques elles, n’attendaient qu’à être mises en scène.
Oui mais voilà, une longue expérience dans la musique et la chanson ne remplace pas celle du théâtre.
C’est là qu’un troisième larron fait son entrée :
Eric Lefèvre fut acteur sur différentes scènes belges mais sa curiosité insatiable ne pouvait manquer de s’intéresser à la mise en scène. Il se frotta au théâtre avec, entre autre, « Les Fourberies de Scapin » de Molière, « La Nuit des Rois » de Shakespeare, mais aussi à l’opéra avec « Don Giovanni » de Mozart et Da Ponte. Eric Lefèvre considère cette période comme « …une des plus agitée et instructive de ma vie !»
Il fut rapidement remarqué par Laurent Gaspar qui lui confia la mise en scène et l’écriture de nombreux son et lumière en Belgique dans le cadre des tournées « Symphonie on Tour ». C’est cette lancée qui le mènera hors de nos frontières. A ce jour, son palmarès compte près de 165 spectacles d’extérieurs, toutes catégories et pays confondus. Cette expérience lui confère rapidement une solide expérience dans l’organisation et/ou la réalisation de spectacles hors normes comme par exemple « Robin des bois » au Parc Paradisio, « Le Grand Carrousel » à Bruxelles mais aussi des spectacles de plein air pour de grandes sociétés internationales ou des spectacles d’extérieurs à thème comme « Le plan incliné de Ronquières », « Simenon : de l’écrit à la lumière », « Brel l’eternel », le spectacle de clôture de l’anniversaire des 10 ans de règne de S.M. le Roi Albert II, etc.
Mais c’est lors d’un voyage à Broadway que le plus surprenant arriva. Alors qu’il prenait quelques jours de vacances à New York, Eric Lefèvre découvre la comédie musicale. « C’était comme une révélation ! Voilà ce que je cherchais depuis si longtemps ! » déclare-t-il avec cet enthousiasme propre aux passionnés. A partir de ce moment, il décide de se consacrer entièrement aux spectacles musicaux et tout particulièrement à la comédie musicale qu’il considère toujours comme un « art complet » et comme une passion véritable. C’est ainsi qu’il fut coach vocal pour la version française des « Misérables » à Anvers mais aussi metteur en scène résident et producteur délégué pour « Tintin, le Temple du Soleil » à Charleroi qui fit un triomphe inégalé à ce jour en Belgique !
Depuis, Eric ne cesse d’arpenter les scènes de théâtre. Citons dans les spectacles les plus récents « Les Fourberies de Scapin », « Le Voyage » qui fit l’ouverture du Festival de Spa cette année ainsi que l’ouverture de saison du théâtre de La Valette, sans oublier le spectacle « Clara ! » qui mettra en scène Fanny Jandrain dans ce one-woman-show dont il est aussi l’auteur.
« Ella & Welson » sera donc la prochaine comédie musicale à laquelle Eric s’attaquera et pour laquelle il signera aussi sont retour sur scène en tant qu’acteur !
Et çà s’emboîte. La musique, il adore. Le théâtre est son domaine. Et la vie, un grand terrain de jeu.
Le nouveau « trio »percute, dans tous les sens du terme.
Et ce qu’ils vous ont concocté... ne vous laissera pas indifférents !
SPECTACLE N°8
Titre : Duo pour Violon seul
Auteur : Tom Kempinski – adaptation : Anne Tognetti et Claude Baignères
Dates des représentations : du 6 mai au 6 juin 2010
Comédien : Isabelle Roelandt, Léonil Mc Cormick
Mise en scène : Michel Wright
A propos de la pièce :
L’histoire est inspirée du tragique destin de Jacqueline Dupré, grande violoncelliste. Une violoniste virtuose mondialement reconnue, voit sa brillante trajectoire fusillée en plein vol par la contraction d’une maladie incurable, la sclérose en plaques. Sur les conseils de son mari, elle se résout à rencontrer un psychothérapeute : le Docteur Feldmann.
S’engage alors un duel à fleurets mouchetés, puis à couteaux tirés entre l’exception et la règle. Le céleste guerroie contre le terrestre, et l’un et l’autre changent de camp sans prévenir. Une quête obstinée du sens de la vie où l’humour, la dérision et la colère deviennent autant de ripostes face à la fatalité et au désespoir. Duo pour violon seul est avant tout un beau texte, conçu comme une partition musicale.
C’est l’histoire d’un affrontement et d’une rencontre. Il présente à la fois la fatalité de la tragédie, les combats du drame, et tout au long les dialogues ciselés et acerbes de la comédie anglaise. La présence discrète et obsédante du violon vient enrichir le contenu dramatique de l’ensemble.
Duo pour violon seul a été joué dans 42 pays et interprété en France à deux reprises par des comédiens célèbres : Annie Duperey et Raymond Gérome en 1984, Christiana Reali et Francis Huster en 1999.
LES CRITIQUES A L’ETRANGER
LE CANARD ENCHAINE 10/02/99 : ...Huster, dépouillé d'affèterie, de suffisance et de hargne, est grand. Parce qu'il est simple et fort. Mais que dire de Cristiana Reali ? Son violon est resté en coulisse, elle n'en a plus besoin : elle est elle-même un violoncelle. C'est un prodige de voir pendant deux heures cette femme lumineuse et belle se tordre de douleur, invectiver, sangloter sans retenue apparente - c'est-à-dire avec un art inouï -, hurler sans jamais dérailler. Un triomphe l'attend à la fin - chaque soir sans doute - une ovation debout, et c'est normal. C'est le plus beau rôle qu'elle ait eu. Bernard Murat, avec sa mise en scène sobre le lui offre sur un plateau.... Bernard Thomas
LE PARISIEN 12/02/99 : ...C'est fascinant, déroutant, émouvant et passionnant. Nous avions été subjugués lors de la création de cette oeuvre forte et impressionnante par Anny Duperey et Raymond Gérôme. Le même sentiment nous a saisi en voyant aujourd' hui face à face Cristiana Reali et Francis Huster. Cristiana Reali en effet se révèle comme une grande, une très grande comédienne au registre étendu. La pièce repose entièrement sur elle et elle en fait ressortir les moindres nuances dans la force, l'émotion, la grâce et le sourire. Francis Huster est parfait. Quel beau duo! A.L.
PARISCOPE 24/02/99...En six rencontres, souvent violentes, parfois drôles, ils vont apprendre à se connaître, à partager des instants intenses, difficiles, ou dramatiques. La pièce repose essentiellement cette relation de malade à médecin et dans ce huis clos étonnant, le véritable psychiatre c'est peut-être elle, cette jeune femme à la fois forte et fragile. Francis Huster est parfait de sobriété , dans ce contre-emploi, face à cette femme lumineuse qui se tord de douleur, sanglote, hurle son désespoir, vacille et gémit. Emotion, grâce, colère, dans cette descente aux enfers, Cristiana Reali sait tout faire passer avec une étonnante justesse. Entre eux va naîitre une histoire d' amour, qui jamais ne pourra aboutir... Arlette Frazier
LE FIGARO MADAME 27/02/99 :... On savait Cristiana RealI ravissante et primesautière. On découvre une comédienne vive, armée d'une autorité toute neuve, d' un humour décapant, tenant tête, mieux, menant le jeu face à Francis Huster, d'une sobriété magistrale. De bout en bout, elle est parfaite, forte et fragile, acidulée et paumée.... C'est un mélange de charme, de gouaille; une guerrière au visage de madone. Lui, fait mieux que l'écouter religieusement. Il l'accompagne du regard, d'un mouvement de tête, précis, présent, et attaque à son tour, d'une violence inattendue, fulgurante. Ensemble, ils forment un tandem qu' on ne pouvait espérer plus réussi pour cette pièce en forme de combat. Marion Thébaud
LE FIGARO MAGASINE 06/03/99 :... Il faut un couple, le plus près possible du mythe pour enlever ce morceau saignant. On l'a: c'est Huster-Reali. Lui est formidable : sobre, grave, attentif, tendu et puis soudain superbement lyrique dans un monologue spectaculaire qui renverse le rapport des forces qui jusque-là les opposaient. Un triomphe. Quant à Cristiana Reali, dans un rôle exténuant où elle doit alterner les registres de la souffrance, de la révolte et de la soumission, et dans la posture difficile que lui impose le fauteuil roulant, elle franchit remarquablement l'obstacle. Elle est belle, elle joue vrai. Emouvant...PH. T.
L’Auteur :

Tom Kempinski entre dans la carrière dramatique comme acteur en 1960. Pendant onze ans il enchaîne rôle sur rôle, jouant notamment dans Blitz de Lionel Bart, Love for Love de William Congreve, Dingo au Royal Court, et Apollinaire à l'ICA. Comme auteur dramatique, il a écrit cinquante pièces (une quarantaine ayant été produite) dont Sellout, dont il a aussi composé la musique, au National Theatre, Flashpoint au Mayfair Theatre, et Duet for One (Duo pour violon seul), à l'affiche pendant plus d'un an dans le West End, puis adapté pour le cinéma avec Julie Andrews. Cette pièce fut jouée dans 42 pays, nommée pour de nombreux "awards", et obtint le Prix des critiques pour la meilleure pièce de l'année.
D'autres récompenses ont été attribuées à Separation, What about Borneo, Mayakowski, The Workshop, Dreyfuss, Sex Please We're Italian, When the Past is still ta corne, What a Bleedin'Liberty, Addicted ta Love, Salus Populi, Heinrich Heine & Nicolaï Gogol, Penthisilea. Pendant quinze ans, Tom Kempinski a souffert d'agoraphobie. Il écrivait peu, avait atteint les cent cinquante kilos, et ne sortait plus. Cependant, depuis trois ans, à la suite d'une sérieuse thérapie, il a perdu la moitié de son poids, écrit douze pièces, et fait un bébé (une petite fille) à sa compagne..
Il a terminé récemment deux nouvelles pièces Princess of Wales et Garbo pour laquelle on lui a déjà demandé d'écrire une adaptation cinématographique.
Les acteurs : Isabelle Roelandt
Déjà magnifique dans Célimène et le Cardinal en 2002 et dans Les Iles Flottantes en 2005 au Théâtre de la Valette, Isabelle Roelandt nous revient cette saison avec un grand plaisir.
Cette comédienne de théâtre, de cinéma et de télévision, parcourt sans cesse les scènes et plateaux de tournages. Depuis ses débuts, en 1988, vous avez pu l’apprécier sur de nombreuses scènes belges. Entre autre : Torquemada, Le Cid, Le Rouge et le Noir, Richard III, La Reine Morte, Dom Juan, Petits Crimes conjugaux d’E.-E. Schmitt et tout récemment dans Le Coq combattant ou l'atrabilaire amoureux à L’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Elle s’investit encore dans plusieurs films internationaux : L’Oeuvre au Noir d’André Delvaux, Il Maestro de Marion Hansel, En Territoire indien de Lionel Epp, avec François Berléand.
Son nom figure également au générique de nombreux téléfilms français : Julie Lescaut, Une Femme d’Honneur, Commissaire Moulin, Cordier Juge et Flic, Femme de Loi…
Elle a partagé son expérience professionnelle avec nombre d’acteurs et actrices que vous connaissez sûrement : Claire Borotra, Jérôme Anger, Jérémie Rénier, Claire Keim, Edouard Baer, Jacques Weber, Richard Berry, Christian Hecq, Natacha Hamal, Frédéric Latin, Yves Rénier, Pierre Mondy, Ingrid Chauvin, Jean-Claude Drouot, Nadia Farer, Bruno Madinier, Alain Sachs, Fanny Cottençon, etc…
Impossible de tous les citer tant son parcours est riche de rencontres.
SPECTACLE SURPRISE (Spectacle invité 2) - HORS ABONNEMENT
Titre : Mon petit soldat
Auteur : Polly Stenham Texte français : Marianne Groves
Dates des représentations : les lundis 1 et 8 février, les mardis 2 et 9 février, les mercredis 3 et 10 février, les jeudis 4 et 11 février 2010.
Mise en scène : Tanya Lopert
Scénographie Antoine Ranson
Distribution : Deborah Amsens, Mélodie Axel, Marie-Line Lefebvre, Frédéric Lepers, Laurent Micheli, Anaël Snoek
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et du Festival de Théâtre de Spa.
Avec la participation du Centre des Arts Scéniques.
A propos de la pièce :
Adolescents en crise, parents déboussolés, famille décomposée… L’histoire d’une famille « ordinaire » qui sombre dans le chaos. Mia a quinze ans. Son environnement familial n’est pas rose : son père a refait sa vie à l’étranger, son frère, le « petit soldat », a arrêté l’école pour se consacrer à sa mère instable, alcoolique et dépressive, avec laquelle il entretient une relation malsaine. Acceptant mal les crises de sa mère, Mia a quant à elle pris ses distances. Elle profite de ses rares passages à la maison pour chaparder des tranquillisants.
Un texte dense et rythmé mettant en lumière la violence entre adolescents et la difficulté des relations parents-enfants. Avec une lucidité implacable, l’auteur traite de thèmes d’une actualité frappante, laissant planer une ambiance oppressante qui capte dès les premières répliques.
Un thème que l’on croyait connaître par coeur mais qui fait ici un beau croche-pied à nos prétentieuses certitudes, grâce à un texte puissant, calmement cinglant, et à une mise en scène intense de Tanya Lopert.
L’auteur :
Polly Stenham est née en 1987 et a grandi dans le nord de Londres. Elle assiste pour la première fois à une pièce d’Harold Pinter à 11 ans, avec son père, Cob Stenham, financier et collectionneur d’art, et se passionne dès lors pour le théâtre. Pinter et Caryl Churchill sont ses héros. Cob Stenham accompagne ensuite Polly adolescente à de nombreuses pièces d’avant-garde, lui faisant découvrir Shunt, Sarah Kane... Décédé en 2006 à 74 ans, il n’aura pu lire que la première ébauche de That Face, que Polly lui dédiera.
Polly Stenham suit en 2005 le « Royal Court’s Young Writers Programme » pendant dix semaines et gagne à l’âge de 19 ans le « Young Writers’ Festival » qui sélectionne de nouvelles pièces écrites par de jeunes écrivains. Elle décide alors d’interrompre sa licence en Littérature anglaise à l’University College de Londres. Plusieurs mois plus tard, en avril 2007, sa toute première pièce, intitulée That Face est jouée sur les planches du Royal Court Theatre, dans la prestigieuse salle du Jerwood Theatre Upstairs. La jeune auteur est notamment remarquée à cette occasion par le regretté Harold Pinter, ainsi que par d’autres « pointures » de la scène anglaise, telles Tom Stoppard, Nicholas Hytner… Son style a été comparé aux oeuvres d’Edward Albee et de Tennessee Williams. Grâce à cette pièce, Polly remporte le « Evening Standard’s 2007 Charles Wintour Award » et le « Critics’ Circle Award », tous deux dans la catégorie « Most Promising Playwright », ainsi que le « 2007 Best New Play TMA (Theatrical Management Association) Award ». Plus récemment, l’oeuvre a été nominée aux Olivier Awards au titre de Best New Play. La pièce suscite un tel engouement qu’elle est reprise à Londres en avril 2008, sur la scène du non moins célèbre Duke of York’sTheatre. Polly Stenham devient ainsi le plus jeune auteur joué dans le West End londonien depuis plus de 40 ans, son prédécesseur étant Christopher Hampton !
Polly travaille actuellement à l’adaptation pour l’écran de That Face pour le UK Film Council. Elle est également en charge de l’adaptation d’une nouvelle d’auteur anonyme intitulée Sabine pour les sociétés de production Film4 et Ruby Films. Sur le plan théâtral, le Royal Court Theatre la supervise à nouveau pour l’écriture de sa deuxième pièce, elle aussi destinée à être représentée au Jerwood Theatre Upstairs.
Tanya Lopert – metteur en scène
Tanya Lopert cumule les casquettes de professeur, d’actrice de cinéma, de comédienne de théâtre et de metteur en scène. Membre de l’Actor’s Studio depuis 1972, elle a en effet enseigné à New York au Lee Strasberg Theatre Institute de 1996 et 1998 et donné plusieurs conférences sur le cinéma et le théâtre à l’Université de New York. Depuis six ans, elle est également professeur à l’Ecole Périmony à Paris.
Côté cinéma, au cours d’une carrière qui compte près de 70 films, Tanya a tourné devant la caméra de grands réalisateurs italiens et français, parmi lesquels Vittorio de Sica, Alain Resnais, Federico Fellini, Marco Ferreri, Claude Lelouch, Claude Sautet, Coline Serreau, Pierre Granier-Deferre, Costa-Gavras, Philippe de Broca, Edouard Molinaro, André Téchiné…
Au théâtre, elle a joué sous la direction de nombre de metteurs en scène de renom tels que Roger Planchon, Pierre Mondy, Bernard Murat, Raymond Rouleau, Andréas Voutsinas ou encore Armand Delcampe. En 2006, elle réalise sa première mise en scène au Théâtre des Déchargeurs à Paris, avec Country Music de Simon Stephens.
That Face met en lumière la violence qui peut exister entre adolescents et la difficulté des relations parents-enfants dans une famille « ordinaire », où il s’avère finalement que ce sont les enfants qui maternent leurs parents... Avec une lucidité implacable, et une maturité étonnante vu son jeune âge, Polly Stenham traite de sujets d’une actualité frappante, laissant planer une ambiance oppressante, extraordinairement réelle. Comme elle le dit elle-même « je voulais que cela soit vécu comme un spectacle en direct ».
Pour écrire sa pièce, Polly Stenham s’est inspirée d’observations de faits d’actualité, également de récits de comportements d’élèves entendus pendant sa scolarité, sans pour autant souhaiter mettre en scène une institution en particulier. On peut également établir quelques parallèles entre la trame familiale de That Face et la vie de Polly Stenham, dont les parents se sont séparés à l’aube de son adolescence. Polly et sa soeur cadette ont été élevées par leur père, et toutes deux ont passé plusieurs années au pensionnat, tout comme la jeune Mia dans That Face. L’auteur insiste toutefois sur le fait qu’il n’y aucune ressemblance entre son père et le personnage de Hugh, père matérialiste abandonnant sa première famille pour aller vivre de l’autre côté du monde.
That Face a été extrêmement bien accueilli par la presse et les professionnels.
L’éminent critique Charles Fraiser du Daily Telegraph s’est notamment exprimé à son sujet en des termes plus qu’élogieux, qui résument bien l’impression générale se dégageant des différents avis émis sur l’oeuvre : « Il s’agit de l’une des plus étonnantes premières prestations que j’ai vues en plus de 30 ans de critique théâtrale. […] That Face est non seulement d’une intensité stupéfiante, mais laisse aussi transparaître une dextérité dramatique et une
intelligence émotionnelle que bien des écrivains du double de l’âge de Polly peuvent lui envier. […] La pièce a souvent une consonance un peu lugubre ; l’écriture de Stenham traduit d’ailleurs un esprit parfois sombre, et une forme de compassion dure, jamais exagérée, envers ses personnages. […] L’impression qui se dégage du texte de manière prépondérante est qu’il est l’oeuvre d’un écrivain pourvu d’une écoute et d’un regard extrêmement pointus sur les manières de vivre et de s’exprimer des classes moyennes et bourgeoises. Polly Stenham fait également preuve d’une compréhension étonnante de la dépendance et de son impact dévastateur sur l’entourage des personnes qui en souffrent. J’ai eu le sentiment d’avoir déjà rencontré les personnages de cette pièce lors d’une réunion du Prieuré ou des Alcooliques Anonymes. […] A tout égard, il s’agit d’une pièce de théâtre remarquable et inoubliable. »
Les comédiens :
Deborah Amsens obtient en 2007 le Master d’Interprétation Dramatique de l’INSAS.
Elle participe (jeu et réalisation) à de nombreux courts métrages pendant ses études, ainsi qu’au long métrage The Unspoken de Fien Troch avec Emmanuelle Devos en 2008. Sur le plan théâtral, Deborah enchaîne plusieurs projets académiques et professionnels sur différentes scène belges, dont La Tour de la défense de Copi, mis en scène par Armel Roussel en 2006, Evénements créé par Isabelle Pousseur au Théâtre National en 2007 et Hôtel Europa de Goran Stephanovsky, mis en scène par Marie Hossenlopp. Outre ses qualités de comédienne sur scène et devant la caméra, Deborah Amsens se distingue également comme chanteuse et danseuse.
Artiste confirmée et fidèle de longue date de l’Atelier Théâtre Jean Vilar, Marie-Line Lefebvre débute au Théâtre Royal des Galeries en 1977. Elle entame ensuite une carrière théâtrale bien remplie, qui l’emmène du Théâtre National de Belgique au Rideau de Bruxelles, en passant par le Théâtre Royal du Parc, la Comédie Claude Volter, d’autres petites Compagnies aujourd’hui disparues..., le Théâtre Expérimental de Belgique, le Théâtre de la Valette et l’Atelier théâtral de Louvain-la-Neuve en 1990. On la retrouve également régulièrement au Festival de Théâtre de Spa. Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière, Carlo Goldoni, Octave Mirbeau, Georges Feydeau, Bertolt Brecht, Jean Anouilh, Michaël Frayn, Thomas Bernhard, Arnold Wesker, Jean Louvet, Willy Russell, Miguel Delibes, Paul Emond, Ronald Harwood, Polly Stenham lui ont offert quelques pierres précieuses...
A sa sortie du Conservatoire Royal de Bruxelles, Frédéric Lepers enchaîne les rôles dans les théâtres les plus en vue de la scène belge : Théâtre National, Rideau de Bruxelles, Théâtre Royal du Parc, Théâtre de la Vie, Les Baladins du Miroir (pour lesquels il a tourné plus de deux ans avec Le Songe d’une nuit d’été), le Théâtre de la Guimbarde, la Compagnie des Mutants, le Théâtre En-Chanteurs & BM Production...
Frédéric Lepers a été dirigé par nombre de prestigieux metteurs en scène, tels Frédéric Dussenne, Pierre Laroche, Adrian Brine, Bernard De Coster, Jean-Claude Drouot, Jean- Claude Berruti, France Gilmont, Herbert Rolland, Jean-Claude Idée, Jean-François Politzer, Nele Paxinou, Toni Cecchinato…
Il a également été actif dans le théâtre pour enfants.
Il fait partie de l’asbl Le Plaisir du Texte, qui organise des lectures publiques de romans, nouvelles et poésies.
Diplômé de la section Interprétation Dramatique de l’INSAS en 2007, Laurent Micheli multiplie les activités théâtrales, cinématographiques et publicitaires.
Il obtient en 2003 le prix d’interprétation du concours « Sur les planches » organisé au Théâtre de la Place des Martyrs avec La Ronde d’Arthur Schnitzler. On le retrouve dans de multiples pièces, telles Supermarché de Biljana Srbljanovic, Hotel Europa de Goran Stephanovsky, Forteresse Europe de Tom Lanoye, Paradis Guerrier (Atelier d’après « Die Walküre » de Wagner), Brasserie de Koffi Kwahulé, Les Trublions de Marion Aubert (2008-2009), L’Homme gris de Marie Laberge (2009), Voyageurs de Margarete Jennes (2009)… en Belgique et en France.
Laurent travaille également comme assistant à la mise en scène et à la scénographie, touche à la régie son et lumière, à la codirection d’acteurs et anime des ateliers de théâtre pour enfants.
Détentrice du Master en Art Dramatique et du Premier Prix de Déclamation du Conservatoire Royal de Bruxelles, Anaël Snoek a obtenu le Prix du Théâtre 2005-2006 en tant que Meilleur espoir féminin. Anaël aligne les prestations sur les planches, notamment dans Destin de Fabrice Gardin, Poil de carotte de Jules Renard, Electre de Sophocle, Manque de Sarah Kane, L’Homme gris de Marie Laberge, Peter Pan d’après la bande dessinée de Régis Loisel …
Elle a également tourné plusieurs courts et longs métrages (La Cicatrice de Benjamin Viré, Somewhere between here and now de O. Van Aschen), ainsi que pour la télévision (Septième Ciel Belgique, 39 Passage des Anges). Anaël est aussi à ses heures co-scénariste de bande dessinée, mannequin ou photographe.
MAJA POLACKOVA
expose
Au Foyer de La Valette
du 1/4 au 1/5 2010
Ce n'est pas une exposition...
C'est plus qu'une exposition...
Il y aura des formes...
Il y aura des couleurs...
Il y aura des mots...
Ce ne sont pas des histoires...
Ce sont des émotions...
Ses émotions...
Surtout les vôtres...
Il y aura des ateliers...
Vos ateliers!
Il y aura des exibitions...
C'est pas du théâtre.
Il y aura des invités... des amis ...
(Jacques De Decker , Suzanne Emond)
Il y aura vous...
et surtout "du temps pour soi".
Suzanne Emond lira « Les Contes des petits hommes plats », une œuvre de Jacques De Decker.
Maja Polackova est née en Tchécoslovaquie. Elle est arrivée en 1978 à Bruxelles, où elle vit et travaille depuis lors. Le papier journal est le matériau privilégié de son travail plastique. Elle a réalisé des expositions individuelles et participé à des expositions collectives en Belgique et à l’étranger
Depuis longtemps déjà, Maja Polackova se sert du papier journal pour ses collages. Elle réalise surtout de simples silhouettes se profilant, seules ou en petits groupes, sur un arrière-plan noir ou blanc, représentés sur d'imposants panneaux de grandes masses formant une foule. S'appuyant sur le ploiement de figures et d'imprimés, le collage est plus qu'une technique, c'est de la créativité absolue modifiant radicalement le champ de représentation. Sous ses mains, des lambeaux de papier journal deviennent tout à coup des êtres humains. Ici et là, on découvre des fragments de mots, on voit des voyelles et des consonnes surgir des visages. Avec ces silhouettes accusant à peine un trait de caractère physique, Maja Polackova recherche une expression qui soit absolue, toute empreinte de suggestivité, se voulant fondamentale.
« Les Contes des petits hommes plats »
L’auteur : Jacques De Decker

En 1963, l'année où il entame ses études de philologie germanique à l'ULB, Jacques De Decker débute comme acteur : il joue le rôle de Monsieur Martin dans La Cantatrice Chauve au Théâtre de l'Esprit Frappeur, qu'il vient de fonder avec son ami Albert-André Lheureux rencontré à l'Athénée de Schaerbeek (où ils eurent pour maître commun Paul Delsemme). Théâtre et connaissance des langues : les deux se rejoindront lorsque six ans plus tard se jouera dans la même petite salle une première pièce qu'il aura adaptée de l'anglais. Entre-temps, il aura achevé sa licence avec un mémoire (écrit en néerlandais) sur le théâtre de Hugo Claus qui paraîtra en 1971 à Anvers sous le titre Over Claus' Toneel.
Théâtre, plurilinguisme,
approche critique : les trois premières bases d'une activité sont jetées. Il va
largement développer son activité d'adaptateur de pièces des répertoires
anglo-saxon, néerlandais, allemand, et transposer, au cours des décennies qui
suivront, plus de soixante ouvrages, tant classiques que contemporains, et pour
la plupart des scènes belges : Rideau de Bruxelles, Théâtre National, Parc,
Galeries, Atelier Théâtral de Louvain, Poche, en se focalisant particulièrement
sur la compagnie Théâtre en Liberté et le Théâtre de la Place des Martyrs,
animés par Daniel Scahaise, pour qui il adapte Shakespeare, Goethe, Wedekind,
Schnitzler, Brecht, même Tchekhov et Strindberg. Sa collaboration avec le
metteur en scène Jean-Claude Idée est très régulière également : ils
présenteront notamment, en 1998, à l'occasion du jubilé de Goethe, Egmont
dans la cour de l'hôtel de ville de Bruxelles.
Idée montera aussi des pièces originales de De Decker : Tranches de dimanche
en 1988, Le Magnolia en 2000 qui depuis a été joué au Théâtre Hébertot à
Paris ainsi qu'au Théâtre National de Riga. Petit Matin, sa première
pièce, l'auteur l'aura montée lui-même en 1976 au Rideau de Bruxelles (Claude
Etienne ne la lui avait-il pas commandée?). Ses autres mises en scène, il les a
réalisées au Théâtre Poème, dirigeant Monique Dorsel dans des textes de Joyce,
Claire Lejeune, Pierre Mertens. Dans le même théâtre sera créé Petit Matin,
Grand Soir, développement de la pièce inaugurale. Jeu d'intérieur y
sera également montée, après avoir été créée à l'Esprit Frappeur et avant d'être
à l'affiche du Festival d'Adélaïde en Australie.
Entre-temps, De Decker poursuit son travail d'enseignant : à l'École d'Interprètes Internationaux de l'Université de Mons (langue et culture néerlandaises), à l'Insas, au Conservatoire de Bruxelles (histoire du Théâtre) et dès 1971, à l'invitation de Jean Tordeur qui l'accueillera, vingt-sept ans plus tard, à l'Académie, il devient critique littéraire au journal Le Soir, auquel il est toujours attaché, et dont il dirigea le service culturel de 1985 à 1990. Ses articles seront réunis dans plusieurs ensembles critiques : Les années critiques. Les Septantrionaux en 1990, En lisant, en écoutant en 1996, La brosse à relire en 1998.
n 1985, il débute dans le roman avec La Grande Roue, qui est encore un hommage au théâtre, puisqu'il a pour modèle La Ronde de Schnitzler. Pol Vandromme en écrira : «Schnitzler avait la cruauté dans les yeux, Jacques De Decker a le visage de la miséricorde.» Le livre sera retenu dans la première sélection du prix Goncourt. Comme le roman suivant, Parades amoureuses, en 1990, figurera dans celle du Renaudot. En 1996, Le Ventre de la baleine s'inspirera des interrogations laissées par l'affaire Cools. Ce roman est le signe manifeste du souci qu'a De Decker de l'investissement des écrivains dans les questions d'actualité. C'est dans cet esprit qu'il relance avec l'éditrice Luce Wilquin en 1998 la revue Marginales, créée en 1945, année de sa naissance, par Albert Ayguesparse à qui il avait succédé à l'Académie

Suzanne Emond lira « Les Contes des petits hommes plats » de Jacques De Decker.